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RDC : l’ONU s’inquiète de nouvelles violences et appelle à des enquêtes urgentes !

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L’ONU a exprimé son inquiétude quant aux nouvelles violences contre les opposants à la veille de la présidentielle en Rd Congo. La Haute commissaire aux droits de l’homme Michelle Bachelet a demandé vendredi à Genève « des enquêtes urgentes ».

Les inquiétudes de Madame Bachelet sont ainsi exprimées suite aux violences faites à l’endroit de Martin Fayulu, candidat de la coalition Lamuka en date du 11 décembre à Lubumbashi et le 12 décembre à Kolwezi.

A Lubumbashi, au moins trois hommes ont été tués et plusieurs autres blessés après que la police aurait tiré à balles réelles et utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau contre un rassemblement de la coalition Lamuka.

« Je suis profondément préoccupée par les informations faisant état d’un usage excessif de la force, y compris des balles réelles, par les forces de sécurité contre les rassemblements de l’opposition », a – t – elle déclaré.

Bien plus, renchérit – elle dans le communiqué, les rapports indiquant l’utilisation de discours incendiaires par les dirigeants politiques m’inquiètent également.

D’où, sa demande aux autorités congolaises de « veiller à ce que les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique soient pleinement protégés et qu’elles prennent toutes les mesures possibles pour prévenir les actes de violence ». Car, il s’agit d’après elle, de veiller à ce que tous les candidats soient en mesure de tenir des réunions et des rassemblements pour battre campagne en toute sérénité.

Par ailleurs, le Haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU est alarmé par les rapports faisant état de l’ingérence de groupes armés dans les campagnes électorales. Des menaces ont été proférées contre des partisans de plusieurs partis politiques, notamment ceux appartenant à la majorité présidentielle, en particulier au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

« Des partisans de l’opposition auraient également perturbé les réunions de campagne organisées par les candidats de la majorité présidentielle dans les provinces du Kwilu et du Kasaï. Un certain nombre d’incidents visant des partisans de l’opposition ont aussi été enregistrés dans la province du Maniema », indique le communiqué.

Face à cette situation, Michelle Bachelet exhorte le gouvernement congolais à faire clairement comprendre que les menaces et la violence contre les opposants politiques ne seront pas tolérées.

Dès lors, le gouvernement de la République démocratique du Congo devrait donc faire en sorte que tous ces incidents fassent l’objet d’enquêtes rapides et efficaces et que leurs auteurs soient tenus responsables.

Nadine FULA | Zoom Eco

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