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RDC : l’urgence de libérer les entreprises publiques des syndicats fauteurs de troubles !

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RDC : l'urgence de libérer les entreprises publiques des syndicats fauteurs de troubles ! 1

Des voix s’élèvent de plus en plus pour dénoncer les pratiques des certaines délégations syndicales dans les entreprises publiques. Manipulation, tribalisme, trafic d’influence, politisation des revendications, … De ce fait, il y a urgence de libérer ces sociétés de l’Etat de mouvements syndicaux fauteurs de troubles.

Pour parvenir à mettre fin à ces écarts nocifs à la survie de ces structures déjà asphyxiées par des charges et nécessitant des capitaux frais pour leur relance effective, d’aucuns préconisent deux solutions.

Premièrement, il y a lieu d’envisager l’organisation des élections syndicales pour procéder au remplacement et/ou renouvellement de mandats des délégués syndicaux ainsi que l’intersyndicale. Dans la plupart de cas, des syndicalistes semblent profiter de crises persistantes et durables pour s’éterniser à leurs postes en dépassement de leurs mandats électifs.

A la Société commerciale des Postes et télécommunications (SCPT), par exemple, les dernières élections syndicales ont eu lieu en 2011. Huit ans plus tard, au sein même de la société d’aucuns constatent qu’un groupe d’individus de la Confédération des travailleurs et de l’intersyndicale tergiversent pour aller à ces élections alors que le ministère de tutelle et l’inspection du Travail ont déjà autorisé cette procédure.

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Si l’exercice de la liberté syndicale implique le respect des obligations et des droits, il est impérieux que les autorités compétentes veillent à faire appliquer la loi au sein des entreprises publiques. L’accalmie s’est installée à l’Office congolais de contrôle (OCC) et à la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) après les élections syndicales. Cela devrait inspirer.

En second lieu, la moralisation des pratiques syndicales. Ce processus d’envergure ne devrait pas se limiter qu’à la politique. Car, celle-ci et le syndicalisme ne sont pas si opposés que ça. Des professionnels du mandat syndical politisé et/ou instrumentalisés et des salariés qui font carrière dans le syndicalisme.

In fine, des élus qui n’ont plus les pieds sur terre sont coupés du terrain et du monde du travail. Et ils se livrent à certaines pratiques sont parfois à la limite de la morale ou de la légalité.

Conséquence : la manipulation des agents au point d’empêcher et de menacer certains de mort, la politisation et la personnification des revendications, le dénie de la réalité des entreprises, le désir de demeurer et de conserver les privilèges des mandats électifs, etc.

A tout prendre, l’exécutif national devrait accompagner les entreprises publiques déjà «canards boiteux» dans le processus de respect des mandats électifs des syndicats et de moralisation des pratiques syndicales. Les mandataires publics devraient également s’y appliquer.

Par dessus tout, l’Etat propriétaire et actionnaire unique est invité à finaliser le processus de transformation de ces entreprises afin de leur permettre d’avoir une bouffée d’oxygène pour mieux se relancer.

Philippe NZITA

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