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RDC : lutte contre la pauvreté, la budgétisation souffre des grandes faiblesses

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RDC : lutte contre la pauvreté, la budgétisation souffre des grandes faiblesses 1

La budgétisation axée sur la lutte contre la pauvreté en Rd Congo accuse des faiblesses à corriger rapidement par le nouvel exécutif national. Une étude menée récemment par des scientifiques, sur base des différentes revues du DSCRP 2 et du PAG, révèle que très peu d’objectifs n’ont pas été atteints spécialement ceux liés à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (ODD).

En effet, des faiblesses ont été constatées dans la mise en œuvre du programme de renforcement des capacités contenu dans le programme du Fonds National de Renforcement des Capacités, et dans le développement social et humain nécessaire pouvant sortir le pays de la catégorie des Pays moins avancés.

Il y a également « la pénible et difficile poursuite de la construction et de la modernisation des infrastructures de base, les faibles avancées dans l’amélioration du cadre de vie et des conditions sociales de la population, pas d’amélioration des conditions de production agricole en vue de lutter contre l’insécurité alimentaire en vue de faire du Congo un grenier agricole ainsi que le faible renforcement du capital humain en vue de faire  de la société congolaise un vivier de la nouvelle citoyenneté et un pool d’intelligence tel que prôné dans la vision de Kabila sur la révolution de la modernité et relayé dans le Programme d’Action du Gouvernement (2012-2016) ».

Autres faiblesses constatées

Le Programme d’Action Prioritaire renforcé du Programme Autonome du Gouvernement et le DSCRP 2 avaient prévu qu’un budget pro-pauvre digne de ce nom devrait ramener l’incidence de la pauvreté d’environ 70% en 2010 à moins de 60% en 2016.

Il était également question « d’assurer un taux de croissance moyen du PIB à deux chiffres à partir de 2010, créer environ 1 million d’emplois décents par an pour réduire le taux de sous-emploi global, stabiliser les prix intérieur des biens et services pour atteindre un taux d’inflation moyen annuel inférieur à 4% et contenir le solde budgétaire à moins de 1,5% du PIB pour éviter le recours massif aux mode de financement inflationniste. Il n’y a eu que très peu d’avancées. »

Quant à l’atteinte des Objectif du Millénaire pour le Développement, les différents rapports élaborés à cet effet montrent que des progrès importants ont été réalisés. L’étude indique cependant que « tous ces progrès réalisés sont à la fois insuffisants par rapport aux objectifs fixés et en dessous des normes fixées. »

A RE(LIRE) : les budgets de l’Etat ne sont pas pro-pauvres (ODEP)

Exécution des budgets, cinq leçons à tirer

Florimond Muteba Tshitenge, président de l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) et Joël Mukeni, chef de Travaux à l’Université de Kinshasa mettent en exergue cinq leçons à tirer de l’exécution des budgets en rapport avec ce New Deal.

Il s’agit respectivement de : « (i) Une démarche de budgétisation désarticulée ne permettant pas une convergence des efforts, actions et programmes vers la résolution de la fragilité et la marche vers la résilience ; (ii) la faible mobilisation des recettes pour des budgets censés concourir à l’émergence du pays fait également partie des faiblesses décelées ; (iii) la faible couverture des investissements au profit des dépenses de rémunération et de fonctionnement ; (iv) la dépendance accentuée vis-à-vis de l’extérieur pour le financement de gros investissements  ainsi que des prévisions budgétaires souvent trop ambitieuses, jamais pleinement réalisée ; (v) le non alignement du budget sur le New Deal et le manque d’ancrage des indicateurs du budget sur les indicateurs de la matrice de fragilité. »

Agnès KAYEMBE

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