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RDC : Nangaa, Basengezi et Mukolo frappés des sanctions américaines !

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RDC : Nangaa, Basengezi et Mukolo frappés des sanctions américaines ! 1

Le Département du Trésor américain vient de sanctionner trois hauts responsables de la Rd Congo (RDC). D’après un communiqué officiel, il est indiqué que ces sanctions sont prises en vertu de l’ordre exécutif 13413, tel que modifié par le décret 13671, à la lumière des actions ou de politiques qui sapent les processus ou les institutions démocratiques en RDC.

Corneille Nangaa (président de la CENI), Norbert Basengezi Katintima, (vice-président de la CENI), et Marcellin Basengezi Mukolo (conseiller à la CENI) sont les trois nouvelles victimes de ces sanctions américaines dénoncées, dont la nature et la motivation ont toujours été dénoncées par le pouvoir de Kinshasa dénonçant des pratiques d’ingérence et de violation de souveraineté de la RDC.

Toutefois, le Département du Trésor évoque des raisons du gel de tous les actifs des personnes désignées se trouvant sur le territoire américain et leur interdiction aux personnes vivant aux États-Unis d’effectuer des transactions avec elles.

« Cette action fait suite à la corruption persistante de hauts responsables au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et de l’ancien gouvernement de Kabila en RDC pour entraver et retarder les préparatifs en vue d’élections crédibles et inclusives », a déclaré Sigal Mandelker, sous-secrétaire au Trésor, chargé du terrorisme et du renseignement financier.

En prenant cette mesure, les USA affirment être aux côtés du peuple congolais qui s’est rendu aux urnes le 30 décembre. Cependant, restent – ils préoccupés par un processus électoral défaillant

Et de préciser : « après l’élection présidentielle, la CENI a continué à entraver le processus démocratique et n’a pas réussi à faire en sorte que le vote reflète la volonté du peuple congolais personnes. »

Rejet de ces allégations par la CENI

Il y a exactement un mois que le Département d’Etat américain a procédé à une désignation publique de cinq personnalités congolaises dont les trois précitées et engagées des restrictions de visas en raison de leur implication dans une corruption importante, des violations des droits de l’homme, des abus ou une atteinte à la démocratie.

De son côté, la CENI avait rejeté en bloc toutes ces allégations mise à charge de ses dirigeants par le Département d’État américain. Dans un communiqué officiel signé par le rapporteur Jean Pierre Kalamba, elle a rappelé qu’elle poursuit avec abnégation, détermination et professionnalisme sa mission constitutionnelle de conduire le processus électoral en RDC jusqu’au bout.

« La CENI tient à informer l’opinion nationale et internationale que l’élaboration du rapport général de tout le processus électoral de 2013 à 2019 est en cours. Il sera rendu public et mis à la portée de tous, après sa présentation à l’Assemblée nationale conformément à l’article 28 de la loi organique de la CENI», précisait le rapporteur de la centrale électorale.

Non à une diplomatie à géométrie variable

Dans son dernier message sur l’état de la Nation, Joseph Kabila, alors président de la République, avait dénoncé ces sanctions de nature injustes et arbitraires contre des autorités congolaises.

Et d’insister : « ce ne sont ni des accusations gratuites et infondées ni des pressions ou menaces inconsidérées, et encore moins des sanctions arbitraires et injustes qui nous détourneront de la voie que  nous nous sommes pourtant tracée nous-mêmes, volontairement et librement.»

Quelques mois plus tôt, il a dénoncé du haut de la tribune des Nations – Unies, une «diplomatie à géométrie variable» qui fait que les fondamentaux de la démocratie et des droits de l’homme soient instrumentalisés «à outrance» par certains dans l’objectif d’affaiblir sciemment d’autres pays qui ont pourtant décidé, de se tourner résolument vers le progrès.

«Nous ne saurons pas faire de l’ONU une organisation pour tous si l’ingérence caractérisée de certains gouvernements dans les affaires relevant, sans aucun doute, de la politique intérieure des États, en violation des règles qui la régissent, est dangereusement tolérée, sinon banalisée», avait – t – il recommandé.

Emilie MBOYO

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