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RDC : Nicolas Kazadi satisfait de la notation globale 5.1 de Bloomfield situant le pays dans la fourchette de « risque modéré »

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RDC : Nicolas Kazadi satisfait de la notation globale 5.1 de Bloomfield situant le pays dans la fourchette de « risque modéré »

C’est avec satisfaction que le Ministre congolais des Finances, Nicolas Kazadi, a accueilli la notation 5.1 attribuée à la République Démocratique du Congo (RDC) par l’Agence Bloomfield.

Nicolas Kazadi s’exprimait, le jeudi 29 septembre 2022, à la suite de la publication du rapport de Blomfield à l’occasion de la 1ère Conférence Risque Pays- RDC organisée conjointement par le ministère des Finances et l’Agence de notation Bloomfield à Kinshasa.

Tout en remerciant les équipes de Bloomfield pour ce rapport très riche en informations, Nicolas Kazadi estime que cette étude décrit très justement l’économie congolaise et ses évolutions récentes.

« Ce rapport met effectivement en lumière le fait que la RDC est un pays dynamique et en cours de réformes structurelles, comme le témoignent les nombreux programmes et actions mis en avant. Je partage également de nombreuses conclusions du rapport dans la mesure où en effet la RDC fait face à de nombreux défis et obstacles, mais que les autorités et les acteurs économiques témoignent d’une volonté sans faille pour y remédier. J’accueille donc avec une grande satisfaction la notation globale de 5.1, qui nous situe dans la fourchette de « risque modéré », de la part de Bloomfield. », a-t-il déclaré devant le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde qui a lancé ces assises.

Le Ministre congolais des Finances fait toutefois remarquer que certaines données n’ont pas été prises en compte. C’est ainsi qu’il a formulé neuf (9) observations et précisions à apporter à ce rapport :

1° Sur la notation globale

Ici, Nicolas Kazadi se dit étonné de voir que l’Agence ne prévoit pas une amélioration de la gestion des finances publiques au vu de nombreuses réformes. C’est également le cas pour le risque sociopolitique où pourtant de nombreuses dépenses d’investissements sont effectuées dans le domaine des infrastructures de base;

2° En ce qui concerne le climat des affaires, le rapport note très justement que cela constitue une priorité absolue pour le Gouvernement. Le rapport s’intéresse aussi au point de vue du secteur privé sur la question, ce qu’il trouve très pertinent, mais pourrait approfondir davantage la question au regard notamment des derniers développements qui renforcent la compétitivité et l’attractivité du pays.

Par ailleurs, avance le Ministre Nicole Kazadi, le rapport n’apporte pas « une vision mise à jour » sur la question de la perception du climat des affaires et du risque de la part des acteurs privés alors que de nombreuses réformes ont été mises en place depuis le recensement et la RDC s’est engagée dans plusieurs initiatives notamment le « Compact with Africa du G20 » ainsi que le « Millenium Corporation Challenge, MCC » du Gouvernement américain dont les progrès sont palpables;

3° Nicolas Kazadi félicite les équipes d’analyse de Bloomfield pour n’avoir pas réduit l’économie congolaise au secteur minier et mettent en avant les autres secteurs dans le rapport.

« Le rapport note très justement que les bonnes perspectives de croissance se renforceront au fur et à mesure que l’économie poursuit sa diversification. Je souhaiterais également ajouter que cette diversification, moteur de croissance, sera double. D’une part, l’économie se diversifiera horizontalement à travers de nouvelles industries, telles que l’agro-industrie. D’autre part, le pays bénéficiera d’une diversification verticale, tout particulièrement dans le secteur minier avec une meilleure maîtrise de la chaîne de valeur. », a-t-il dit;

4° Le rapport traite peu de la stratégie d’intégration régionale que les autorités mettent en place;

5° Il met parfaitement en lumière les progrès réalisés en termes de mobilisation des recettes et du maintien du déficit budgétaire en deçà du seuil de 3% du PIB. Il présente avec brio le plan stratégique de la réforme des finances publiques qui constitue un véritable Plan directeur pour le ministère des Finances;

6° Le rapport laisse également entendre que la hausse des dépenses publiques d’investissement est le fruit du retour à la croissance et d’une mobilisation accrue des recettes, mais cela serait ignorer le changement d’orientation budgétaire qui s’est opéré et qui a véritablement permis cette amélioration de la qualité des dépenses;

7° En matière de la dette publique, il convient de souligner la gestion prudente et le niveau très soutenable de la dette publique de la RDC qui se situe à environs 15% du PIB, et demeure donc loin en deça des seuils de surendettement de 60 – 70% comparé aux nombreux pays africains;

8° Le rapport insiste sur les développements monétaires et du secteur financier. Il convient de rappeler que jusqu’en 2020 l’inflation découlait essentiellement du financement monétaire du déficit public et que le faible niveau des réserves de change exerçait une pression sur le taux de change du franc congolais face au dollar américain.

9° Les équipes de Bloomfield mettent parfaitement en exergue les défis auxquels la RDC fait face sur le plan de la stabilité politique, de la sécurité, de l’accès à la santé et de l’éducation.

Le Ministre congolais des Finances aurait aussi aimé que le rapport présente les nombreuses mesures mises en place pour remédier aux difficultés et obstacles aux développements.

Nadine FULA

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