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RDC : OIM recense plus de 5,1 millions de personnes déplacées internes à l’Est du pays

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L’Organisation internationale de migration (OIM) a annoncé avoir recensé plus de 5,1 millions de personnes déplacées dans la partie Est de la République Démocratique du congo, précisément dans les quatre provinces de notamment l’Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika. Il s’agit d’un recensement de l’OIM fait par le biais de la Matrice de suivi des déplacements (DTM).

L’information a été donnée à travers un communiqué publié le lundi 15 août 2022.

 « Nous avons identifié 5 162 821 personnes déplacées internes et 3 293 026 personnes retournées en mai 2022, présentes dans 64% des villages évalués. Ces chiffres témoignent de la situation d’insécurité, de maladies et de catastrophes naturelles qui frappent le pays », précise le communiqué.

Selon l’OIM, la République Démocratique du Congo (RDC) continue de se heurter à des conflits armés, inter-ethniques et intercommunautaires, à des catastrophes naturelles et à des épidémies de maladies qui ont créé l’une des crises les plus complexes et les plus anciennes du monde.

« La menace permanente de violence et d’insécurité, en particulier dans les provinces de l’Est, et la récente résurgence des conflits armés et de la violence intercommunautaire dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ont entraîné une augmentation substantielle des déplacements de populations au cours de l’année écoulée.
Des millions de personnes sont à risque et des milliers d’autres sont touchées par de nouvelles épidémies de choléra et de la Covid-19. », indique l’OIM.

En outre, l’OIM alerte que « la situation ne montre aucun signe de redressement dans un avenir proche et risque de se détériorer dans les prochains mois avec la montée des tensions dans la région, ainsi que le processus électoral à venir qui risque d’avoir un impact négatif sur la situation sécuritaire ».

Il sied de rappeler que l’OIM, par le biais de la Matrice de suivi des déplacements, a mené des évaluations de suivi de la mobilité depuis 2018, compte tenu de la nécessité de disposer d’informations précises et agréées par les autorités.

Ces exercices sont mis en œuvre dans les provinces de l’Ituri, de deux Kivu et du Tanganyika avec l’objectif de fournir des estimations sur la présence, le nombre de groupes de population affectés, les raisons du déplacement, la durée du déplacement et les besoins spécifiques au sein des lieux définis.

Agnès KAYEMBE

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