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RDC : Primature, ça se joue entre Henri Yav, Albert Yuma et Emmanuel Shadary !

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RDC : Primature, ça se joue entre Henri Yav, Albert Yuma et Emmanuel Shadary ! 1

[CONFIDENTIEL] – Entre Henri Yav Mulang et Albert Yuma Mulimbi, les deux noms les plus cités pour être désigner “formateur du futur gouvernement”, il y a également un outsider : Emmanuel Ramazani Shadary. D’après des sources concordantes proches du FCC ayant requis l’anonymat, la décision du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi sera porté sur l’un d’eux.

Nombreux sont ceux qui estiment que le choix du formateur du futur gouvernement issu de la large majorité parlementaire FCC-CACH devrait être motivé par des critères objectifs.

En effet, le formateur du futur gouvernement devrait être un homme expérimenté qui maîtrise des finances publiques, de la situation économique du pays et du fonctionnement de l’appareil étatique. Il devra surtout être conscient et capable de relever les défis qui s’imposent au peuple congolais.

D’autre part, le futur premier ministre devrait être un rassembleur revêtu d’une probité morale avérée. Un homme d’Etat ayant fait preuve dans son parcours.

Félix Tshisekedi a besoin d’avoir un premier ministre jouissant d’une ouverture et d’une crédibilité dans les milieux des partenaires traditionnels de la RDC et de la finance internationale. Un personnage de nature rigoureux, non conflictuel et à ne pas faire ombrage au président de la République.

Ce chef du gouvernement devra être une personne faisant preuve d’une fermeté légendaire pour donner le ton au rétablissement de la sanction dans le fonctionnement de l’appareil étatique.

Bref, un premier ministre qui pourra traduire en acte la vision du président de la République pour la restauration d’un État de droits en RDC et la relance de l’économie nationale afin de lutter contre la pauvreté dans laquelle vit le peuple congolais.

Yav Mulang, l’homme de mission

L’histoire de nominations des premiers ministres depuis l’époque de Mobutu renseigne que la plupart sont partis des ministères tels que celui des Finances ou du Budget. Puisqu’il s’agit des portefeuilles qui permettent à leurs animateurs d’acquérir, au fil du temps, une expertise avérée sur la définition et la mise en oeuvre des politiques publiques ainsi que la mobilisation des ressources.

Dans cette hypothèse, Henri Yav Mulang, l’actuel ministre des Finances, présente le profile idéal pour briguer la Primature afin de définir et conduire une politique gouvernementale réellement au service du peuple congolais. Et ce, en harmonie avec Félix Antoine Tshisekedi. Cet homme de mission est pointilleux, discret mais efficace dans l’accomplissement des missions qui lui sont dévolues. Il fait l’honneur de la RDC dans le milieu des institutions de Bretton Woods.

Albert Yuma, l’homme de combat

Si les contingences politiques jouaient en défaveur de Yav Mulang, c’est alors que le choix d’Albert Yuma pourrait primer. Cet homme d’affaires de carrière et proche collaborateur du président sortant a également la carrure de conduire diriger l’équipe gouvernementale.

Seul point d’achoppement, d’après des analystes, les stigmates de la bataille contre les multinationales sur la révision du Code minier. Ses positions trachées, par ailleurs pour l’intérêt du peuple congolais, font de lui un mauvais interlocuteur attitré de la communauté internationale dans un gouvernement qui travaillera pour l’apaisement et le renforcement de la coopération économique.

Emmannuel Shadary, l’outsider

Toutefois, la réalité politique actuelle tendant à consolider la démocratie dans un contexte de coalition gouvernementale pourrait, seulement avec l’accord de Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, remettre sur la scène politique, le vieux routier de l’administration, Emmanuel Ramazani Shadary.

Ce candidat président de la République perdant à la présidentielle de 2018 a porté le projet de société de sa famille politique le Front commun pour le Congo (FCC). Il dispose donc des épaules aguerries pour porter la charge des fonctions de chef du gouvernement.

Cependant, estiment des analystes, les sanctions de la communauté internationale contre cet homme de confiance de Kabila les disqualifie dans ce contexte de normalisation des relations diplomatiques avec notamment l’Union européenne et de renouvellement de la classe dirigeante.

A RE(LIRE) : Kabila, le boss de la majorité parlementaire reçu par Tshisekedi

Tant que tout relève du pouvoir discrétionnaire du président de la République, le peuple congolais est appelé à prendre son mal en patience pendant que les tractations politiques autour de la nomination du premier ministre se poursuivent.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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