Connect with us

a la une

RDC : quatre conseils du FMI au gouvernement après évaluation de l’économie nationale

Published

on

RDC : quatre conseils du FMI au gouvernement après évaluation de l’économie nationale 1

Le Fonds monétaire international (FMI) a formulé quatre conseils à l’Exécutif congolais. Ces derniers tiennent compte des conclusions lors de la mission des consultations au titre de l’article IV récemment effectuée en RDC. Des autorités congolaises ont été sensibilisées à redoubler d’efforts sur les aspects soulevés par le FMI. Zoom Eco en fait un flash-back.

Primo. L’accroissement de l’espace budgétaire. Il s’agit de la mobilisation des recettes qui permettent non seulement à l’État d’avoir plus de moyen de sa politique mais aussi à accroître les capacités de l’État à emprunter sans mettre en danger la viabilité de sa dette.

Secundo. La consolidation de la crédibilité budgétaire. Il a été suggéré au gouvernement congolais de veiller à des projections budgétaires réalistes et non exagérées. Mais aussi le paiement de toutes les dépenses liquidées ainsi que des arriérés.

Tertio. Le renforcement de l’indépendance de la politique monétaire et des réserves internationales de la Banque centrale du Congo. Le FMI a préconisé une meilleure coordination entre le gouvernement et la BCC pour améliorer la planification des dépenses afin d’agir de manière coordonnée et en fonction des projections de la trésorerie.  Cette démarche serait avantageuse non seulement pour la BCC mais aussi pour le gouvernement et les banques commerciales.

« Dès l’instant où il y a des surprises, cela entraîne des fluctuation très rapides de taux d’intérêt de court termes qui est un élément important de la politique monétaire. Cela veut dire que la BCC a perdu l’initiative de mouvements de cet instrument. D’où, la nécessité de collaboration entre les deux institutions. Cela améliore l’indépendance de la BCC. Encore faudrait-il que la BCC soit recapitalisée pour bien entreprendre la politique monétaire sans avoir de difficultés. Car, toute entité sous capitalisée a un problème », a insisté Philippe Egoumé lors d’un récent entretien avec la presse économique.

A RE(LIRE) : le FMI statuera sur le rapport des consultations au titre de l’article IV le 26 août 2019

Quant aux réserves internationales, le niveau de trois semaines d’importations des biens et services n’est pas suffisamment. Des efforts sont à fournir pour parvenir à trois mois d’importations, soit 12 semaines tel qu’exigé par le standard international. Afin de se conformer à cette exigence, le président Félix Antoine Tshisekedi et son futur gouvernement devraient retrousser leurs manches pour relever le défi consistant à dépasser la barre de 4,5 milliards de dollars américains des réserves internationales.

Quarto. La promotion de la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et l’amélioration du climat des affaires. Selon l’entendement du FMI, il s’agit ici d’une gestion des finances publiques plus saine et rigoureuse. Mais aussi la nécessité de mettre en place un cadre  institutionnel adapté de lutte contre la corruption. Pour le climat des affaires, l’accent devrait être mis sur la fiscalité  asphyxiante, des tracasseries administratives et la nécessité d’avoir une justice juste et équitable.

Eric TSHIKUMA

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Edito

Advertisement