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RDC : quatre facteurs pourraient porter la croissance à 4,6% en 2020 (BAD)

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RDC : quatre facteurs pourraient porter la croissance à 4,6% en 2020 (BAD) 1

[ANALYSE] – Les projections de croissance du PIB réel de la Rd Congo sont de 4,5 % en 2019 et de 4,6 % en 2020. C’est ce qu’estime la Banque africaine de développement (BAD) dans sa récente publication sur les perspectives économiques.

En effet, plusieurs facteurs positifs identifiés par cette institution financière influenceront ces projections. Il s’agit entre autres de :
(i) des cours favorables des produits de base sur le marché international ;
(ii) une organisation réussie des élections prévues en décembre 2018 avec des résultats acceptés par tous ;
(iii) des progrès dans la sécurisation du centre et de l’est du pays et la maîtrise de l’épidémie de virus à Ebola ;
et (iv) une amorce de diversification du tissu productif.

Briser la dépendance
L’historique de la croissance de l’économie rd-congolaise renseigne que cette dernière est demeurée largement tributaire du secteur extractif. Pour preuve, sa contribution en 2017 était de 99% de la valeur des exportations, de 34 % des recettes totales de l’État et de deux points dans la croissance du PIB.

Cette dépendance court également un grand risque qui pourrait accentuer l’assombrissement des bonnes perspectives de croissance de la RDC dans l’hypothèse d’une contraction de la production chinoise, principal partenaire commercial de ce pays.

Pour les experts de la BAD, il est plus qu’impérieux pour le gouvernement congolais d’œuvrer en faveur d’une croissance soutenable, laquelle nécessite une diversification effective des bases productives de l’économie.

Dans cette perspective, le secteur agricole et la filière bois (qui renforcerait les efforts déployés dans le secteur agricole) présentent notamment des opportunités de diversification économique pour la RDC.

« Le Plan national stratégique de développement (PNSD), en cours de finalisation, prévoit d’utiliser la transformation de l’agriculture pour faire accéder la RDC en 2022 au statut de pays à revenu intermédiaire, notamment par l’implantation des parcs agro-industriels dans les différentes rentes régions du pays, qui prendront en compte les intérêts des petits producteurs », indique la BAD.

Trois défis majeurs
Le déficit infrastructurel est le premier défi à relever. Pour la BAD, cela contrarie l’intégration commerciale du pays. Car, la faible qualité des infrastructures de la RDC entraîne des coûts d’importation et d’exportation qui sont parmi les plus élevés en Afrique.

Le second défi, c’est le climat des affaires qui doit également s’améliorer. La BAD évoque le classement de la RDC, 184ème sur 190 pays, dans le dernier rapport Doing Business de la Banque mondiale pour attirer la sonnette d’alarme aux gouvernants congolais.

« La libéralisation du secteur énergétique doit s’intensifier pour attirer plus d’investissements afin de réduire les coûts de production des entreprises et accroître le taux d’accès des populations à l’énergie », insiste la BAD.

Le troisième défi porte sur la matière de politique budgétaire. En effet, rappelle-y-elle, la faiblesse des recettes internes de la RDC est de 9 % du PIB en moyenne sur la période 2016-2018 contre une moyenne de 17 % du PIB en Afrique subsaharienne.

A la BAD de préciser : « relever ce défi va requérir une intensification des réformes en vue d’accroître les recettes intérieures. »

A RE(LIRE) : cinq remèdes du FMI prescrits aux autorités congolaises

Par ailleurs, ce rapport sur les perspectives économiques des pays d’Afrique note avec satisfaction des performances macroéconomiques de la RDC.

Le taux de croissance du PIB réel a été de 4 % en 2018, contre 3,7 % en 2017. Suite à l’évolution favorable de l’activité économique, le taux d’inflation a baissé à 27,7 % en fin 2018 alors qu’il était à 41,5 % en 2017. Le déficit du compte courant, lui, s’est réduit passant de 3,6% en 2017 à 1,1% en 2018, grâce à une hausse de la production minière.

Si l’organisation d’élections financées sur ressources propres a entraîné en 2018 un déficit budgétaire de 0,6 % du PIB, contre un excédent budgétaire de 0,1 % du PIB en 2017, la BAD salue une gestion de la dette publique qui est restée maîtrisée avec un encours total estimé à 18,2 % en fin 2017 du PIB.

Éric TSHIKUMA

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