Quantcast
Connect with us

a la une

RDC : rentrée scolaire 2018-2019 timide suite aux difficultés financières

Published

on

La rentrée scolaire 20018 – 2019 a eu lieu ce lundi 3 septembre sur l’ensemble du territoire national. Cependant, nombreuses sont ces familles qui n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école suite aux difficultés financières. C’est le constat fait notamment à Kinshasa. Les ménages, d’après l’Unicef, contribuent à près de 80% à la scolarisation de leurs enfants alors que la Constitution de consacre la gratuité de l’enseignement.

La reprise du chemin de l’école est un véritable calvaire pour les parents d’élèves. Ils sont obligés de débourser entre 150 USD et 450 USD des frais scolaires par trimestre pour chaque enfant. A cela s’ajoute une moyenne des frais connexes de 100 USD par élève et l’achat des objets classiques estimé 100 USD ainsi que des uniformes et chaussures dont les prix peuvent varier entre 50 USD et 100 USD.

C’est une fortune à investir pour chaque enfant dès le mois septembre. Pour des familles kinoises dont la moyenne est estimée à trois enfants, les chiffres ne font que tripler. Conséquence : les parents sont souvent obligés de retarder de quelques jours, si pas de semaines, le retour à l’école de leur progéniture. Le temps pour eux de réunir les moyens minimum.

En réalité la complication vient également de la prise en charge des enseignants par les parents d’élèves. Au début de chaque année scolaire, les délégués des parents, ceux des enseignants et les directeurs d’écoles en déterminent la hauteur de la contribution des parents pour chaque élève. Le paiement de ces frais devient obligatoire qu’au bout des échéances convenues (généralement les trimestres) s’il n’est pas acquitté, l’enfant sera renvoyé des cours.

Cette situation alimente une bonne part du taux de déperdition scolaire des élèves.

De l’autre côté, le chapelet de revendications des enseignants ne fait que s’élargir. 140 000 enseignants sont non payés. Les syndicats ont lancé un ultimatum au gouvernement jusqu’à ce week-end.

En attendant l’effectivité de la gratuité de l’enseignement primaire, les parents sont contraints d’emprunter ce chemin de croix. Autant ils perdent constamment leur pouvoir d’achat sans que l’augmentation de salaires ne suive, autant l’Etat dispose de ressources très limitées pour faire face à toutes ses obligations régaliennes.

A la veille des échéances électorales, il est important que les candidats président de la République cogitent sur des nouveaux mécanismes devant opérationnaliser la gratuité de l’enseignement primaire consacrée pourtant dans la Constitution. Normalement, ils devraient être nombreux à rivaliser d’ardeur sur ce sujet précis.

Il y a lieu de mettre fin à ce cycle interminable de rentrées scolaires timide et progressives du fait des difficultés financières.

Zoom Eco

A RE(LIRE) :

RDC : rentrée scolaire 2018, l’exécutif engage le dialogue avec le banc syndical des enseignants

RDC : des objets classiques s’achètent timidement sur les marchés de Kinshasa

Advertisement

Edito