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RDC : Sama Lukonde favorable au retour de l’éthique dans la gestion publique

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Le nouveau Premier ministre congolais, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, est favorable au retour de l’éthique dans la gestion de la chose publique en République Démocratique du Congo.

C’est ce qui ressort de ses récents entretiens avec le Directeur Général de l’Observatoire de Surveillance de la Corruption et de l’Éthique Professionnelle (OSCEP), Saint Augustin Mwendambali.

D’après ce dernier, tous les espoirs sont permis pour relever le défi de l’inversion des valeurs.

« Si le social demeure une préoccupation de l’Exécutif national, c’est aussi un axe de la composante de la vision du Chef de l’État congolais», dit-il.

Et d’ajouter: « Mais il ne peut pas y avoir de social quand le coulage des recettes fonctionne, quand les individus bradent le bien commun de la République, quand tout le monde vient au Gouvernement avec l’espoir de s’enrichir. C’est instantané et très fortement ponctué par une crise morale aiguë. L’homme congolais a perdu confiance en lui-même. Il ne fait que considérer les antivaleurs comme des béquilles. Ça ne peut pas durer, il faut mettre l’éthique à sa place », a déclaré le Directeur général de l’OSCEP.

Augustin Mwendambali évoque l’adage qui dit : « un État sans éthique est comparé à un corps sans vie ».

Il estime que cela est valable pour une entreprise qui, si elle ne met pas l’éthique au centre de sa production, sera vouée à l’échec.

Pour y parvenir, les acteurs devraient, avance-t-il, avoir une compréhension commune de ce phénomène qui est trop négligé par le peuple congolais.

Au Directeur général de l’OSCEP de marteler : « Quel est ce pays qui peut se construire avec le style de prédation où on doit arracher tout? Quand le Président de la République dit : le peuple d’abord, c’est tout un programme, toute une idéologie. Le peuple d’abord signifie, il y a eu un temps où le peuple n’était pas considéré. Maintenant, le Chef de l’Etat veut corriger l’écart qui a caractérisé notre pays en introduisant de nouvelles donnes pour accorder de l’importance au peuple souverain primaire. C’est lui qui me donne ma voix. C’est lui mon patron. Et le Président, les ministres et les mandataires ne sont que des sujets qui doivent servir le peuple. »

Mitterrand MASAMUNA

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