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RDC : SCTP, l’apurement de 19 mois d’arriérés de salaires proposé en deux tranches !

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La première tranche prévoit le paiement de 10 mois d’arriérés de salaires et le second envisage l’apurement de 9 mois restants, à une date qui sera fixée de commun accord avec toutes les parties prenantes. Telle est la contre-proposition du gouvernement central à l’exigence de l’intersyndical de ne lever la grève qu’après le paiement de la totalité de l’argent du aux travailleurs.

La nouvelle avait été annoncée mardi 19 février 2019  aux cadres et agents de l’ex-Onatra, par Armand Osase, secrétaire général de l’Intersyndicale, dans un rassemblement devant le bâtiment administratif du siège de la SCTP sur le boulevard du 30 juin.

En effet, rapporte – t – il, une série de concertations a eu lieu entre le gouvernement, représenté par les ministres des Transports et du Portefeuille, le banc syndical de la Société Commerciale de Transports et des Ports (SCTP) et le cabinet de la Présidence de la République.

A la suite de ces travaux, l’exécutif national a demandé au banc syndical de revoir à la baisse le nombre de mois à liquider, afin de lui permettre d’amorcer le processus de normalisation de la paie. Et de pouvoir réinstaurer le climat de confiance au sein de cette entreprise publique.

Pour y arriver, Armand Osase a évoqué, entre autres préalables à la reprise du travail, l’exigence du limogeage des mandataires, parmi lesquels le directeur général Daniel  Mukoko et la présidente du Conseil d’administration, Vicky Katumwa.

Poursuivant sa communication, il a rappelé aux travailleurs qu’à plein régime, l’ex-Onatra réalise entre 12 et 14 millions de dollars américains de recettes mensuelles. Mais, pour le moment, l’entreprise tourne au ralenti, avec une moyenne mensuelle de 4 à 7 millions dollars américains.

Ce qui est nettement insuffisant pour faire face aux charges sociales et de fonctionnement. S’agissant de l’enveloppe des rémunérations, elle s’élève mensuellement à environ 3,3 millions USD.

 

D’autres dossiers préoccupent tant le personnel de la SCTP. Il s’agit notamment de l’érection anarchique des ports privés les installations portuaires de la SCTP, le long du fleuve Congo et de ses affluents, qui prive cette entreprise d’importantes recettes. Il en est de même des contrats signés avec des privés pour faire une concurrence déloyale au chemin de fer, entre Kinshasa et Matadi.

Le banc syndical affirme avoir également posé à qui droit le problème du port privé dit de « Ledya », à Matadi, lequel est en train de tuer à petit feu le port maritime de l’ex-Onatra. Les syndicalistes veulent également voir clair dans les dossiers des ports de Kuntwala et autres à Boma, qui portent un coup mortel à leur entreprise.

En attendant l’issue des pourparlers, l’intersyndicale annonce, pour ce mercredi 20 février 2019, une marche pacifique à partir de 8 heures. Les grévistes et leurs dépendants vont emprunter le boulevard du 30 juin, à partir du siège de la SCTP jusqu’à la Primature, en transitant par les avenues Lukusa et Roi Baudouin. Objectif : exiger la libération des agents arrêtés en marge de la grève, notamment Ngula Kweyi, Lunguangua, Iloko, Malungu, Dimoke et autres.

LP/Zoom Eco

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