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RDC : sénatoriales, Fatshi trahi par la corruption dans son parti !

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[ANALYSE] – Des soupçons de corruption qui pesaient sur les élections des sénateurs et des gouverneurs semblent s’être confirmés au lendemain de la tenue des élections des sénateurs. Et l’UDPS semble être la principale victime de cette pratique que le Procureur général près la Cour de Cassation n’a pas pu prévenir par sa demande de surséance des élections des sénateurs.

Des sources proches du parti présidentiel renseignent que plusieurs jours avant la tenue de ce scrutin, les députés provinciaux auraient tenté d’obtenir en vain une motivation financière pour confirmer leur vote à leurs camarades, candidats aux sénatoriales de la part de la direction de l’UDPS.

Le Président de la République aurait opposé une fin de non-recevoir estimant que la ligne du parti ne devrait faire l’objet d’aucun marchandage.

Grande aura été sa stupéfaction de voir le total fiasco que fait son parti dans des fiefs considérés comme acquis dans la capitale et dans les deux provinces du Kasai.

Des sollicitations des différents candidats auraient visiblement eu raison sur le mot d’ordre du parti. Me Peter Kazadi a déploré, peu après le dépouillement des scrutins, la corruption.

La réaction violente des militants de l’UDPS consécutive à ce vote place le nouveau Président de la République devant l’obligation de sévir. Lui, qui a promis une lutte sans merci contre le fléau de la corruption devrait, au-delà de l’action disciplinaire envisagée par Jean-Marc Kabund au sein de son parti, trouver un mécanisme pour mettre fin à cette pratique.

A travers un communiqué, son directeur de cabinet, Vital Kamerhe a annoncé la tenue ce lundi 18 mars 2019 d’une importante réunion interinstitutionnelle à l’issue de laquelle des mesures seront prises «dans le strict respect de la Constitution et de la loi électorale.»

Et donc, pour Félix Tshisekedi, il est question de préserver la crédibilité du processus électoral et la paix sur l’ensemble du pays.

Qu’à cela ne tienne, l’ex. premier parti d’opposition connaît sa première crise majeure depuis l’accession de Tshisekedi à la Présidence de la République.

Pour d’aucuns, l’UDPS devrait à la fois sanctionner ses cadres ayant visiblement bradé leurs voix et ses militants qui ont excellé dans la perturbation de l’ordre public à Kinshasa et dans le Kasai.

Par ailleurs, il y a lieu d’indiquer que l’UDPS n’est pas le seul parti à subir l’écartement de la ligne de ses élus provinciaux. Le PPRD à Kinshasa, malgré ces 6 députés, n’a pas pu obtenir un seul siège au Sénat.

Des sources proches de la police judiciaire renseignent que des enquêtes judiciaires ont été ouvertes pour faire la lumière sur tous ces soupçons.

Si les faits sont établis, les bénéficiaires (candidats corrupteurs élus sénateurs et députés provinciaux électeurs corrompus) courent le double risque d’être poursuivis et de voir leurs élections annulées et/ou leurs immunités levées. Invitation est donc lancée à tous les candidats qui ont désisté à coopérer pleinement avec la justice pour mettre le pays à l’abri des corrompus.

En attendant les conclusions de la réunion interinstitutionnelle, peu parierait à la tenue dans les délais fixés des élections des gouverneurs et vices-gouverneurs.

Emilie MBOYO

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