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RDC : Trois principales périodes identifiées en 2020 dans la mise en œuvre de la politique monétaire !

Dans le cadre de l’orientation de la politique monétaire en 2020, la mise en œuvre a été conduite par l’Institut d’émission, dans le but de réduire les effets néfastes issus de la crise sanitaire liée au Coronavirus. Pour ce faire, l’autorité monétaire a identifié trois principales périodes : de janvier à fin avril ; de mai à fin juillet et d’août à fin décembre 2020.
La première période (de janvier à fin avril 2020) est qualifiée comme étant celle d’assouplissement de la politique monétaire.
Ici, le taux directeur a été ramené à 7,5%, soit 2 points de pourcentage de moins qu’avant et ce, en vue de fournir de la liquidité aux banques à moindre coût, dans un contexte de la crise sanitaire liée à la Covid-19.
Autre point marquant la période, l’on note que le coefficient de la réserve obligatoire appliqué sur les dépôts à vue et en monnaie nationale est passé de 2 % à 0%, dans le souci de permettre aux banques de disposer davantage des ressources en franc congolais pour soutenir l’activité économique pendant la période de la crise sanitaire.

En outre, il est fait état de la création d’un nouveau guichet spécial de refinancement à moyen terme et long terme de 3 à 24 mois et à un taux d’intérêt assoupli, appelé « guichet Covid-19 », et ce, pour accroitre davantage les ressources des banques afin de soutenir l’activité économique, en particulier les importations des biens de première nécessité ainsi que les ramassages des produits agroalimentaires locaux.
La deuxième période (de mai à fin juillet), elle, a été caractérisée par une forte dépréciation monétaire, estimée à 4% le mois, dans un contexte de besoins de devises croissants.
Pendant cette période, la BCC a vendu aux banques par la voie directe, un montant total de 25 millions USD, dans le souci de réduire les factures des importations des biens et services.
Cette situation avait permis à l’Institut d’émission d’atténuer le choc sur le marché des changes en ramenant le taux de dépréciation à 2% en juin avant de remonter à 3% en juillet.
La troisième et dernière période allant d’août à fin décembre 2020, est celle du durcissement de la politique monétaire.
On y reconnait la révision à la hausse du taux d’intérêt, passant de 7,5% à 18,5%, dans un contexte de poursuite de la dépréciation monétaire et de l’accélération du rythme de formation des prix des biens et services.
A cette période, la BCC est directement intervenue sur le marché des changes par la vente de 25 millions USD aux banques pour couvrir les besoins des banques en devises.
Il faut noter que l’arrêt de financement monétaire depuis le mois de juillet à la suite de la mise en œuvre du pacte de stabilité, a entrainé une baisse de liquidité. Dans ces conditions, la BCC procède aux achats de devises pour fournir cette liquidité à travers les adjudications bilatérales des devises.
Olivier Kamo


















