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RDC : Tshisekedi appelle à des mesures urgentes contre la destitution des gouverneurs

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RDC : Cascade des motions de censure par les assemblées provinciales, Félix Tshisekedi recommande de mesures pour arrêter cette hémorragie !

Le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi réagit face à la propension de motions de censure initiées par les assemblées provinciales contre des gouverneurs de province. Il a recommandé la prise d’une série de mesures urgentes pour mettre fin à ce qui ressemble à des règlements de comptes ternissant l’image du pays.

L’instruction avait été donnée au chef du Gouvernement lors de la 11ème réunion ordinaire du Conseil des Ministres tenue de ce vendredi 22 novembre 2019 à la Cité de l’Union Africaine.

Au cours de cette réunion, le président de la République a d’abord a déploré cette situation d’instabilité des institutions provinciales qui n’est pas de nature à faire rayonner une belle image du pays à l’extérieur.

RDC : Cascade des motions de censure par les assemblées provinciales, Félix Tshisekedi recommande de mesures pour arrêter cette hémorragie !Parmi les différentes motions, figure celle déposée par quatre députés provinciaux le mardi 12 novembre 2019 contre Martin Kabuya, gouverneur de la province du Kasaï-central.

Les députés signataires de cette motion reprochent à ce dernier le fait de s’être emparé de la route de Kalambambuji pour s’enrichir au détriment de la société chinoise CREC7.

Aussi, déplorent-ils, cette route est à ce jour dans un état de délabrement avancé entraînant la hausse des prix des produits manufacturés en provenance de l’Angola.

Autres griefs lui reprochés : le renvoi des médecins qualifiés au profit des novices, ses électeurs et membres de famille ; le renvoi de 71 agents de la Direction générale des recettes du Kasaï Central, impayés depuis 15 mois et leur remplacement par 200 agents recrutés parmi les proches du gouverneur.

A ces griefs s’ajoute le fait de faire louer à la province sa résidence privée, ses véhicules, l’abandon de la voirie de Kananga menacée à ces jours par plusieurs têtes d’érosions.

La deuxième motion de censure décriée est celle qui cible Jean Bamanisa, le gouverneur de l’Ituri. Il a été destitué arbitrairement par l’Assemblée provinciale le mercredi 20 novembre 2019 au cours d’une séance plénière organisée dans la rue qui n’est le siège de cet organe délibérant.

27 députés sur les 28 qui ont signé la liste de présence, ont voté pour la motion de défiance contre le chef de l’exécutif provincial à qui ils reprochent « la megestion caractérisée de la chose publique et le non-respect de députés provinciaux ».

Pour ce cas précis, le gouverneur déchu ainsi que le président de l’Assemblée provinciale de l’Ituri ont été appelés en consultation à Kinshasa par le chef de l’Etat.

La troisième motion frappe le gouverneur du Haut-Lomami. Les députés de cette province ont majoritairement voté cette motion de défiance initiée contre Marcel Lenge.

Sur les 25 députés provinciaux qui ont procédé au vote le vendredi 8 novembre 2019, 22 ont apporté leur soutien à ladite motion de leur collègue Samuel Yumba contre seulement 3 qui l’ont rejetée.

Il est reproché au gouverneur, membre du Front commun pour le Congo, (FCC), le détournement des deniers publics mais aussi de n’avoir pas déposé depuis qu’il a été investi, son programme d’action.

A côté de ces différentes motions, il s’observe aussi de tension notamment à l’Assemblée provinciale de Bas-Uélé suite à la suspension des plénières par la présidente de l’Assemblée provinciale consécutivement à la motion de défiance initiée contre elle.

Face à cette instabilité dans les assemblées provinciales, le chef de l’Etat a saisi cette occasion pour recommander au Gouvernement de prendre des mesures pour éviter que celles-ci deviennent des lieux de manipulation et de règlement de compte.

Parmi les solutions préconisées, il y a la tenue d’un séminaire de recadrage des membres des bureaux des Assemblées Provinciales et des Gouverneurs de province ; le décaissement régulier des fonds de rétrocession aux Provinces pour faire fonctionner harmonieusement les institutions provinciales.

À tout prendre, il sera question pour le Gouvernement que ces mesures mettent fin au recours aux motions de défiance qui ressemblent plutôt aux règlements de comptes contre certains gouverneurs.

Mais aussi assurent l’encadrement devant permettre une meilleure collaboration entre les élus et les gouverneurs des provinces pour le développement de leurs entités décentralisées.

Nadine FULA

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