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Yumbi : crime contre l’humanité, Gentiny Ngobila aurait brillé par l’inaction (ONU)

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Yumbi : crime contre l'humanité, Gentiny Ngobila aurait brillé par l'inaction (ONU) 1

Au terme d’une mission d’enquête menée par les experts du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), l’ONU a, mardi 12 mars 2019, rendu public son rapport sur les «affrontements interethniques de grande ampleur» à Yumbi, dans le Maï-Ndombe, entre les communautés Batende et Banunu.

Ces événements se sont produits au cours du mois de décembre 2018. Et le verdict de l’ONU est sans équivoque.

Il atteste que « ce qui s’est passé  à Yumbi, Bongende et Nkolo II constitue des crimes contre l’humanité. La faute incombe aux autorités provinciales, qui ont failli à leur obligation d’assurer la sécurité de leurs administrés.»

Voici que l’autorité provinciale s’appelle Gentiny Mbaka Ngobila, candidat gouverneur de la ville province de Kinshasa.

Pour l’ONU, les autorités provinciales «ont été informées du risque élevé de violences mais n’ont pris aucune mesure préventive».

Conséquences : 535 personnes ont été tuées, 111 blessées, 967 bâtiments, principalement des habitations, 14 églises, 17 écoles et 5 centres de santé ont été pillés et/ou détruits.

«Les attaques ont suivi un mode opératoire similaire: plusieurs centaines, voire milliers, de personnes ont envahi les localités de Yumbi, Bongende, Nkolo II équipées d’armes à feu, d’armes blanches et d’essence. Les assaillants ont utilisé des fusils de chasse contre les personnes tentant de fuir et ont brûlé les maisons, souvent alors que des personnes s’y trouvaient. Les personnes blessées par balle ou par les incendies, ont pour la plupart été achevées par armes blanches. Les corps de nombreuses victimes ont été mutilés et certains de leurs membres, la tête, ainsi que les parties génitales, coupés et emportés par les assaillants», avance ce rapport non sans faire savoir que les attaques semblent avoir été planifiées et organisées avec le soutien de certains chefs coutumiers dans le but d’infliger des pertes à la communauté Banunu du territoire de Yumbi.

Ces violences, selon l’ONU, ont occasionné le déplacement massif d’au moins 16.000 habitants du territoire de Yumbi vers la République du Congo, notamment à Makotimpoko, les multiples îlots du fleuve Congo et dans plusieurs localités voisines de Yumbi.

AfricaNews via Zoom Eco

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