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ZLECAF : la RDC a 10 à 13 ans pour matérialiser la libération progressive de droits de douane

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ZLECAF : la RDC a 10 à 13 ans pour matérialiser la libération progressive de droits de douane 1

La République démocratique bénéficie d’une période allant de 10 à 13 ans pour matérialiser une « libéralisation progressive » des droits de douane dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). C’est ce qu’indiquent les termes de l’Accord signé par les Etats Africains et récemment ratifié par la Rd Congo.

En tant que pays moins avancé (PMA) et confronté à des défis liés à la diversification de l’économie, à la construction des infrastructures de base et à l’amélioration de l’offre énergétique, à l’amélioration du climat des affaires et à la pacification du pays, la Rd Congo a l’avantage de ne pas ouvrir ses barrières tarifaires tout de suite après la ratification.

Il s’agit en effet d’une période à capitaliser par ses gouvernants congolais afin de mieux préparer l’économie nationale à faire face à la concurrence. Une période qui peut être prolongée de cinq ans, si et seulement si la Rd Congo le sollicitait le moment venu pour mieux organiser le libre-échange à l’échelle du continent africain pour au moins 90% des produits.

Entre-temps, le Gouvernement Congolais va devoir renforcer ses mesures de sauvegarde de l’industrie locale pour la protéger contre la concurrence déloyale et lui donner le temps d’être compétitive face à la concurrence extérieure tout en réduisant progressivement la dépendance de la Rd Congo de l’extérieur.

Au niveau du ministère du Commerce extérieur, Jean-Lucien Bussa Tongba rassure d’une double protection : d’abord, de l’industrie par les mesures de sauvegarde. Ensuite, celle des consommateurs par l’accès aux produits de qualité à des prix abordables.

De ce fait, soutient-il, les listes de concessions tarifaires de la RDC élaborées par la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) en collaboration avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) ont été déjà transmises au niveau de la ZLECAF.

D’après ces listes, il y a 6 049 lignes tarifaires ou produits faisant l’objet de Commerce extérieur. Ils sont répartis comme suit :

  • 5 445 lignes tarifaires à libéraliser progressivement dans 10 ans (soit 90 % de lignes du tarif douanier en vigueur) ;
  • 424 lignes tarifaires représentent les produits sensibles à libéraliser dans 13 ans avec 5 ans de période de grâce (soit 7 % de lignes du tarif douanier en vigueur) ;
  • 180 lignes tarifaires à exclure du démantèlement tarifaire (soit 3 % de lignes du tarif douanier).

« En ce qui concerne particulièrement l’exclusion de certains produits des listes de ceux qui feront l’objet de libre-échange de la ZLECAf, il y a lieu d’indiquer entre autres des produits tels que le ciment gris, le clinker, la barre de fer, les farines de froment et de maïs, le sucre brun, l’huile de palme, la bière de malte, les boissons à base de jus de fruit », a-t-il révélé.

En rappel, la ZLECAf pourrait, d’après la Banque Mondiale, permettre de réorganiser les marchés et les économies de la région, entraînant la création de nouvelles industries et l’expansion de secteurs clés. Les gains économiques d’ensemble seraient variables, les plus importants bénéficiant aux pays qui auront mis en place des politiques économiques idoines.

Quoi de plus normal que ces externalités positives soient favorables avec une augmentation de 14% de revenus pour les pays concernés. La ZLECAf stimulerait également de manière significative le commerce africain, les échanges intrarégionaux dans le secteur manufacturier. Les exportations intracontinentales augmenteraient de 81% tandis que la progression vers les pays non africains serait de 19%.

C’est dans ce décor planté visant l’élimination progressive des barrières tarifaires et non-tarifaires au commerce des marchandises ainsi que la libéralisation progressive du commerce des services sur le commerce intra-africain que la ZLECAf offre des possibilités commerciales immenses notamment à la Rd Congo et lui permet de tirer parti de tous ces avantages.

Emilie MBOYO

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