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RDC : Après le cuivre, la société Mercuria lorgne le coltan

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Déjà très actif sur le marché congolais du cuivre, le négociant suisse Mercuria élargit désormais ses ambitions aux minerais dits « critiques ».

Après avoir conclu fin octobre un accord de 100 millions de dollars avec Eurasian Resources Group (ERG) pour financer et commercialiser une partie de la production congolaise de cuivre, le groupe envisage une entrée dans le secteur du coltan, un minerai stratégique essentiel à la fabrication des composants électroniques.

Selon des informations rapportées par Bloomberg, Mercuria étudie un partenariat avec la société d’investissement TechMet en vue de moderniser l’exploitation du gisement de coltan de Rubaya, situé dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Ce site, considéré comme l’un des plus riches en tantale au monde, se trouve toutefois en zone de conflit, actuellement contrôlée par le mouvement rebelle M23.

Toute avancée dépendrait donc d’un accord de paix que les États-Unis tentent de faciliter entre Kinshasa et Kigali, accusé de soutenir les rebelles.

Basée à Dublin, TechMet compte parmi ses actionnaires la DFC (agence américaine de financement du développement) et le fonds souverain du Qatar).

Déjà présente au Rwanda à travers sa participation dans Trinity Metals, producteur d’étain, de tungstène et de tantale, la société s’impose comme un acteur clé de la stratégie américaine visant à sécuriser l’accès occidental aux métaux critiques.

Un éventuel partenariat entre TechMet et Mercuria s’inscrirait ainsi dans le cadre plus large de la coopération américano-congolaise destinée à attirer les capitaux occidentaux vers les chaînes de valeur du cuivre, du cobalt et du lithium.

Pour l’heure, aucune des entreprises concernées n’a commenté ces informations.

Au-delà de la pacification de la zone minière, plusieurs défis réglementaires et institutionnels restent à surmonter.

La société publique Sakima, détentrice officielle du permis minier couvrant le site de Rubaya, devra notamment être associée à tout futur projet.

Pour certains experts, l’intérêt croissant des négociants suisses comme Mercuria et Glencore confirme la centralité de la RDC dans les stratégies mondiales d’approvisionnement en minerais critiques, mais souligne aussi les risques politiques et sécuritaires qui continuent de freiner les investissements dans l’Est du pays.

Olivier KAFORO

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