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RDC : Journée internationale de lutte contre la corruption, l’APLC appelle la jeunesse à s’engager contre le fléau

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À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, célébrée le 9 décembre 2025, l’APLC a placé la jeunesse au cœur de ses actions de sensibilisation.

Face à un fléau qui continue de miner les institutions et freiner le développement de la RDC, l’agence appelle les jeunes à devenir des acteurs de l’intégrité et de la bonne gouvernance, en phase avec le thème onusien : « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain ».

Afin de commémorer cette Journée internationale de lutte contre la corruption, célébrée le 9 décembre, l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) a intensifié ses actions de sensibilisation auprès des différentes couches de la population, avec une attention particulière portée à la jeunesse.

Dans un contexte où la corruption continue de fragiliser les institutions congolaises, l’agence estime que l’implication des jeunes est indispensable pour inverser la tendance.

Comme en 2024, les Nations Unies ont reconduit pour l’édition 2025 le thème « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain », rappelant la nécessité d’investir dans les nouvelles générations pour bâtir des sociétés plus justes, inclusives et durables.

Lors d’un atelier organisé à l’Académie des beaux-arts (ABA) à Kinshasa, le Coordonnateur de l’APLC, Michel Lessay, a exhorté les jeunes à développer des réflexes d’intégrité et à résister aux pratiques corruptrices.

Selon lui, renforcer les capacités de la jeunesse est un levier essentiel pour consolider la paix, la cohésion sociale et le développement économique.

« Aux citoyens, et en particulier aux jeunes et aux médias, l’APLC vous encourage à dénoncer les actes de corruption et à jouer pleinement votre rôle. Il est possible de faire de la République Démocratique du Congo un modèle de bonne gouvernance grâce à l’innovation, aux technologies, à la coopération régionale et internationale, ainsi qu’à l’éducation aux valeurs d’intégrité dès le plus jeune âge. », a-t-il déclaré.

Michel Lessay a rappelé que l’ensemble des mécanismes juridiques, politiques et institutionnels mis en place vise à prévenir, détecter et sanctionner la corruption, mais aussi à orienter les comportements pour réduire les pratiques illicites.

De son côté, la représentante de l’ambassade britannique en RDC a réaffirmé l’engagement de la Grande-Bretagne à soutenir la lutte anticorruption. Elle a annoncé la sélection de sept jeunes défenseurs des droits des personnes vivant avec
handicap dans le cadre d’une initiative soutenue par le Gouvernement britannique.

« La lutte contre la corruption est un élément clé pour offrir à la jeunesse les conditions d’un pays plus juste et équitable », a-t-elle souligné.

Intervenant dans un panel consacré à la résilience des jeunes, le Directeur Général de l’ABA — représenté par le chef des travaux Mushagakusa — a rappelé que la jeunesse occupe une place stratégique dans la construction de la nation.

« La jeunesse n’est ni spectatrice ni marginale dans une société en mutation constante. Elle constitue l’un des piliers fondamentaux sur lesquels repose le développement intégral du pays. », a-t-il déclaré, tout en insistant sur les obstacles que la corruption continue d’imposer à son épanouissement.

Phénomène systémique, la corruption demeure l’un des principaux freins au développement social, économique et sécuritaire de la RDC. Elle compromet l’avenir et les aspirations de millions de jeunes, limitant leur accès à une éducation de qualité, à des emplois décents, à des services publics essentiels et à une participation citoyenne pleine et entière.

Comme les autres États parties à la Convention des Nations Unies contre la corruption, la RDC commémore chaque 9 décembre cette Journée mondiale afin de rappeler l’urgence de renforcer les mécanismes de prévention et de répression. La lutte anticorruption reste un défi majeur de gouvernance qui mobilise l’ensemble des acteurs : institutions publiques, entreprises, société civile, partenaires techniques et financiers, mais aussi et surtout la jeunesse, indispensable à l’enracinement d’une véritable culture d’intégrité et de redevabilité.

Olivier KAFORO

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