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RDC : La FDEC et la Primature unissent leurs efforts pour renforcer l’autonomie économique des femmes

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L’inclusion financière des femmes s’affirme plus que jamais comme un levier stratégique pour la croissance économique en République Démocratique du Congo (RDC).

C’est dans cette perspective que la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a reçu ce lundi 1er décembre 2025, une délégation de l’Association des Femmes d’Exception du Congo (FDEC), conduite par sa présidente Lydie Omanga, afin de faire le point sur les actions menées et les perspectives en matière d’autonomisation financière féminine.

Avec plus de 56 % de femmes dans la population congolaise, l’accès limité aux services financiers constitue un frein direct au développement économique national.

Faible bancarisation, obstacles à l’accès au crédit, manque de formation en gestion : de nombreuses congolaises restent exclues des mécanismes permettant de lancer ou de développer des activités génératrices de revenus.

L’inclusion financière est pourtant considérée comme l’un des moteurs essentiels de l’économie moderne, permettant de soutenir l’entrepreneuriat, de renforcer la résilience des ménages et de dynamiser le tissu économique local.

La Première Ministre, membre d’honneur de la FDEC, a été informée des avancées des programmes déployés cette année.

L’organisation a notamment multiplié les sessions de formation en gestion financière, destinées aussi bien aux ménagères qu’aux micro-entrepreneures.

L’Objectif est de renforcer les compétences nécessaires pour structurer un projet, mobiliser un crédit bancaire ou gérer efficacement une activité commerciale.

« Notre thématique, Inclusion financière de la femme, correspond à la composante 3 de notre plan d’action : permettre et aider à l’autonomisation financière de la femme et de la jeune fille.
Ces initiatives s’inscrivent dans la logique du pilier 4 du Programme d’actions du Gouvernement, qui vise à renforcer la participation économique des femmes à tous les niveaux. », a expliqué Lydie Omanga.

Les femmes ayant bouclé les cycles de formation recevront leurs certificats de réussite, symbole d’un engagement concret vers la professionnalisation de leurs activités. Un ensemble de panels analytiques suivra, lequel abordera les questions structurelles :
• Quelles sont les barrières à l’accès au crédit ?
• Pourquoi les femmes, pourtant maillon central de l’économie familiale, restent-elles sous-financées ?
• Quelles solutions pour une intégration durable dans le secteur formel ?

Ces panels visent à formuler des recommandations destinées à améliorer les conditions d’accès au financement, enjeu déterminant pour la croissance inclusive.

Signalons que la FDEC se présente comme un acteur relais entre les réalités du terrain et les orientations gouvernementales.

Pour Lydie Omanga, la responsabilité est claire : « Nous devons nous soucier de nos sœurs qui n’ont pas accès aux autorités. En tant que société civile, nous sommes des relais de ce qui se passe sur le terrain. »

Le Gouvernement, pour sa part, encourage ces actions, jugées essentielles pour renforcer la participation économique féminine et, à terme, soutenir la transformation structurelle du pays.

AGNES KAYEMBE

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