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RDC : la KOICA mobilise 8,9 millions USD pour renforcer la surveillance sanitaire au Tanganyika

L’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) et le ministère de la Santé publique et de l’Hygiène ont signé, mardi 29 septembre 2026 à Kinshasa, un accord de financement de 8,9 millions USD destiné à renforcer la surveillance des menaces sanitaires dans la province du Tanganyika.
Prévu jusqu’au 31 octobre 2032, ce projet cible particulièrement les populations mobiles et transfrontalières, dans une province marquée par d’importants mouvements de personnes et des échanges avec les pays voisins.
Le programme prévoit notamment la formation et l’équipement de réseaux communautaires chargés d’identifier les événements sanitaires inhabituels et d’alerter rapidement les autorités compétentes. Il comprend également le renforcement des capacités des services de contrôle sanitaire aux points d’entrée ainsi que la modernisation de leurs infrastructures.
L’objectif est de rapprocher la surveillance sanitaire des communautés.
Dans le Tanganyika, le dispositif ne reposera donc pas uniquement sur les établissements de santé, mais impliquera également les populations dans le signalement précoce des alertes, afin de réduire le délai entre l’apparition d’un événement inhabituel et l’intervention des services compétents.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) participera à la mise en œuvre du projet aux côtés des autorités congolaises et des acteurs locaux. Elle apportera notamment son expertise en matière de santé migratoire et son expérience auprès des populations mobiles et des communautés vivant dans les zones frontalières.
Le projet s’inscrit dans le cadre du Règlement sanitaire international de 2005 et des objectifs du Programme de sécurité sanitaire mondiale. Il adoptera également l’approche « Une seule santé », qui prend en compte les interactions entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement.
Lors de la cérémonie de signature, le directeur pays de la KOICA en RDC, Yonjae Choi, a présenté le financement comme un soutien aux « communautés vulnérables en première ligne ».
De son côté, le Secrétaire général à la Santé publique et à l’Hygiène, Dr Body Ilonga Bompoko, a mis en avant le lien entre mobilité humaine et santé publique.
Selon lui, cet appui doit notamment permettre de renforcer les capacités des communautés, des agents de santé et des services opérant dans les principaux points de passage.
Avec ce financement de 8,9 millions USD, l’enjeu pour les prochaines années sera désormais de transformer l’accord en mécanismes de surveillance effectivement opérationnels dans le Tanganyika. Le nombre de points d’entrée concernés ainsi que celui des réseaux communautaires qui seront formés et équipés n’ont toutefois pas encore été précisés.
AGNES KAYEMBE






