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RDC : La recette du Dr Jean-Lucien Bussa pour l’émergence économique d’ici 2050

La République Démocratique du Congo demeure l’un des pays les moins avancés, avec une économie marquée entre autre par la faiblesse des capacités productives.
Dans une analyse, Jean-Lucien Bussa Tongba, docteur en Sciences économiques, propose une piste de solution pragmatique pour permettre à la RDC d’atteindre le niveau des pays émergents.
Cette analyse part d’abord de faiblesses observées dans l’économie de la RDC. Il s’agit entre autres de la reprimarisation de son économie consécutive à un faible niveau des exportations productives, un niveau d’industrialisation faible, la prépondérance des importations non productives, l’inefficacité des infrastructures économiques de base, un faible niveau d’investissement dans l’éducation et dans la recherche et développement, faible niveau d’attractivité des investissements directs étrangers, persistance d’une structure économique extravertie et désarticulée, absence des politiques stratégiques pro-croissance et pro-export.
Dans son analyse, Dr Jean-Lucien Bussa montre que face aux multiples défis économiques auxquels la RDC fait face, le pays dispose des opportunités économiques capables de consolider sa position dans les échanges mondiaux.
Dr Jean-Lucien Bussa présente alors quelques opportunités économiques de la RDC pour consolider sa position dans le commerce international.
Primo, le potentiel agricole. La RDC dispose d’environ 80 millions d’hectares de terres arables, mais seulement près de 10 % sont exploités, ce qui montre l’énorme marge de développement agricole. Aussi, le pays bénéficie aussi d’un climat tropical favorable (pluviométrie abondante), de nombreux cours d’eau pour l’irrigation et d’une grande diversité écologique permettant plusieurs cultures.
Secundo, le potentiel forestier. Les ressources forestières de la RDC sont parmi les plus importantes au monde. Elles jouent un rôle économique, écologique et social très important. La RDC possède environ 155 millions d’hectares de forêts, soit plus de la moitié du territoire national.
Tertio, le potentiel en matière d’élevage et de pêche. La RDC possède plusieurs atouts pour développer l’élevage parmi lesquels des vastes pâturages naturels, un climat favorable dans plusieurs régions, une abondance d’eau (fleuves et rivières), une grande disponibilité de terres.
Quarto, l’industrialisation. Ici, Jean-Lucien Bussa a révélé quelques axes prioritaires pour que l’industrialisation et la diversification productive soient un moteur de la transformation et de l’intégration de la RDC au commerce international.
« Nous avons l’agro-industrie avec la transformation locale des matières premières agricoles entraine le développement de plusieurs filières industrielles dans le secteur agricole.
Il y a aussi l’industrie de fabrication de bois tout en le transformant pour favoriser le commerce international, car elles permettent d’exporter des produits à plus forte valeur ajoutée que le bois brut. En passant, nous avons également les industries basées sur les hydrocarbures et du gaz et l’industrie minière. », a-t-il déclaré.
En conclusion, Dr Jean-Lucien Bussa rapelle que la transformation structurelle profonde de l’économie de la RDC n’est plus une option mais un impératif pour assurer une croissance forte et soutenue et affirmer sa souveraineté économique.

Pour ce faire, il devient plus qu’urgent de mettre en place une politique économique intégrée à savoir : une politique industrielle stratégique combinée à la politique commerciale stratégique. Ces politiques jumelles doivent être mises en cohérence avec les autres politiques économiques proactives afin de placer la RDC sur la trajectoire de son émergence économique à l’horizon 2050.
Nadine FULA
























