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RDC : La société civile exprime ses priorités pour le Gouvernement Suminwa II

L’association Agir pour le Patriotisme, les Droits de l’Homme et la Justice (APDHJ) a livré ses attentes au lendemain de la mise en place du Gouvernement Suminwa II, marquant un changement de leadership à la tête des ministères de la Justice et des Droits humains.
Dans un communiqué publié le 10 septembre 2025, l’organisation a souligné que « le changement de leadership à la tête de ces deux ministères clés en matière de droits de l’homme constitue une opportunité pour renforcer leur action ».
Pour l’APDHJ, ces départements jouent un rôle essentiel dans « la consolidation de l’État de droit, la promotion et la protection des droits humains ainsi que la lutte contre l’impunité en particulier à l’égard des auteurs de crimes graves ».
Revenant sur les États Généraux de la Justice tenus en 2024, l’organisation rappelle que, malgré la pertinence des recommandations formulées en 2014, « les objectifs et les activités que le Gouvernement s’était assignés à travers la Politique Nationale de Réforme de la Justice (2017-2026) n’ont pas été réalisés, ou n’ont connu qu’un faible début d’exécution ».
Parmi les mesures jugées prioritaires, l’APDHJ recommande au Ministre de la Justice de « renforcer la justice de proximité », de soutenir l’entrée en fonction des 2.340 nouveaux magistrats récemment nommés, et d’assurer l’application effective de la loi pénitentiaire du 15 juin 2023 qui prévoit des régimes d’aménagement des peines.
Du côté des droits humains, l’organisation insiste sur la nécessité d’ « appuyer la politique nationale de Justice transitionnelle » et de veiller à l’adoption de projets de lois clés, notamment celui sur la réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits.
En fixant des priorités claires, l’APDHJ met la barre haut pour les nouveaux Ministres.
L’enjeu est double : sortir la justice congolaise de sa fragilité chronique et offrir enfin des réponses concrètes aux victimes de crimes graves.
La société civile, une fois encore, joue son rôle de vigie, mais c’est la volonté politique qui, au bout du compte, donnera chair à ces ambitions.
Flory MUSISWA























