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RDC : L’après Tshisekedi soulève trois couacs à l’application de l’accord de la Saint Sylvestre !

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La mise en œuvre « complète » de l’Accord du 31 décembre dit « accord politique de la Saint Sylvestre » signé sous les hospices de la CENCO au centre interdiocésain souffrira énormément de la disparition d’Etienne Tshisekedi Wa Mulumba. Les chercheurs du Projet d’Application des Droits Civils et Politiques (PAD-CIPO) de l’IRDH évoquent trois raisons dans une étude publiée ce dimanche 12 février 2017.

Primo, les représentants de la Majorité Présidentielle risquent de trainer les pieds, car, en dehors du CNSA qui « fonctionne sur base de l’Accord », toutes les autres dispositions de l’Accord d’application immédiate leur sont favorables. Par contre, les dispositions favorables au Rassemblement et le Front pour Respect de la Constitution sont en attente soit d’un « arrangement particulier », soit l’issu des bons offices de la CENCO auprès des autorités compétentes, elles-mêmes issues de la Majorité Présidentielle, soit encore la fin des travaux de la Commission des Hauts magistrats, nommés par la Majorité Présidentielle.

Secundo, concernant le remplacement de Tshisekedi au CNSA, les parties prenantes s’étaient convenues que la Présidence du CNSA revient au Président du Conseil des Sages du Rassemblement des forces vives acquises au changement, comme unique critère et mode de désignation. Or, l’analyse des défis juridiques et politiques relève la difficulté d’avoir, dans un bref délai, un Président du Conseil des Sages qui puisse remplir la fonction du Président du CNSA.

Tertio, le vetting a révélé la difficulté de trouver une personnalité qui peut diriger le CNSA, en même temps qu’elle sera au sommet du Conseil des Sages du Rassemblement. De ce point de vue, il y a une forte probabilité que l’opposition présente au CNSA un Président à qui il sera retiré les prérogatives jadis reconnues à Tshisekedi, au sein du Rassemblement. Le remplacement de Tshisekedi est possible si l’on subdivise son leadership en trois : (i) Une personne le remplace au parti ; (ii) Une autre personne à la tête du Rassemblement et (iii) une troisième au CNSA.

Cliquer ici pour lire l’Analyse détaillée de l’IRDH

« Les organisations de la société civile et la communauté internationale devraient tenir compte de ces difficultés et aider la CENCO à y pallier, sans que la Majorité Présidentielle n’en profite pour tirer le processus transitoire à l’infini, de mauvaise foi », recommande l’IRDH.

Par ailleurs, l’étude révèle la dimension politique de l’illustre disparu et permet de comprendre l’unanimité des hommages qui lui sont rendus par toute la classe politique, au niveau national et international.

Et de conclure : « La leçon qui en découle se résume dans l’abnégation, la détermination et la conviction à militer dans la non-violence, pour ériger un Etat de droit et la démocratie en RDC. En dépit de la répression physique contre sa personne et ses partisans, il n’a cédé à aucune rébellion armée ni toute autre forme de barbarie qui révolterait la conscience et qui bloquerait l’avènement d’un Etat de droit où, libérés de la terreur et de la misère, les congolais seraient libres de parler et de croire ».

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A RE(LIRE) : RDC : L’après Tshisekedi, deux scenarii pour chaque camp politique !

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