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RDC : l’ARE et la BAD valident de nouveaux outils pour encadrer les tarifs de l’électricité

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L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) et la Banque africaine de développement (BAD) ont achevé, le vendredi 25 septembre 2026 à Kinshasa, une séquence de travaux consacrée à trois outils appelés à structurer davantage la régulation du secteur : l’étude du coût du service, la méthodologie tarifaire et le code de raccordement au réseau.

Organisés dans le cadre du projet AESTAP-RDC, les travaux doivent notamment donner au régulateur les moyens de mieux apprécier les coûts présentés par les opérateurs avant toute décision tarifaire, mais aussi de mieux encadrer les conditions d’accès aux réseaux électriques.

Pour la Directrice générale de l’ARE, Soraya Aziz-Moto, la question tarifaire doit concilier plusieurs impératifs.

« Notre objectif reste de promouvoir une régulation tarifaire qui concilie trois impératifs fondamentaux : la viabilité économique des opérateurs, qui reste un préalable majeur pour sécuriser les investissements ; la protection des consommateurs et, enfin, la mobilisation des investissements nécessaires pour le développement du secteur. », a-t-elle déclaré. L’étude du coût du service constitue la première étape de cette démarche. Elle devrait permettre d’identifier de manière plus précise les dépenses nécessaires à la fourniture de l’électricité, aussi bien pour la SNEL que pour les opérateurs de mini-réseaux.

« Cette étude et son modèle donneront à l’ARE une base objective pour apprécier les coûts efficients, comprendre leurs structures et éclairer les décisions tarifaires », a également expliqué Soraya Aziz-Moto.

Mohamed Cherif, représentant pays de la Banque africaine de développement (BAD), a insisté sur la nécessité de faire de ces instruments des outils réellement utilisés par le régulateur.

« Une étude ou une méthodologie n’a de valeur que si elle est appropriée, adoptée et effectivement mise en œuvre », a souligné Pierre Étienne, chef du cabinet Phoenix ayant réalisé l’étude, a détaillé le mécanisme.

L’opérateur établit d’abord ses coûts afin de déterminer un revenu requis, c’est-à-dire le montant nécessaire pour couvrir son activité.

L’ARE intervient ensuite pour vérifier si ces charges sont réellement liées au service, si elles sont raisonnables et si elles correspondent à des niveaux de performance acceptables.

Les coûts reconnus permettent alors de déterminer un revenu autorisé, qui sert de base à la construction des tarifs.

Cette régulation repose notamment sur la vérité des prix, l’égalité entre catégories de consommateurs, l’équité et la non-transférabilité des charges.

Le second chantier concerne le code de raccordement. Celui-ci devrait organiser les conditions techniques et financières d’accès au réseau, simplifier les procédures et fixer les exigences de sécurité applicables aux nouvelles installations.

Après la validation des travaux, l’étape suivante sera donc celle de l’application effective de ces outils dans la régulation du secteur électrique congolais.

Flory MUSISWA

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