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RDC : Le peintre Henri Kalama signe un vernissage vibrant entre mémoire, abstraction et engagement

Après deux décennies sans exposition personnelle à Kinshasa, le peintre congolais Henri Kalama signe un retour stratégique sur la scène locale avec une exposition itinérante, portée en partenariat avec la Trust Merchant Bank (TMB), qui accueille également les œuvres dans son siège.
Selon le Directeur Général de la TMB Yannick Mbiya, le choix du lieu n’est pas anodin.
En ouvrant ses espaces à l’art, la TMB s’inscrit dans une dynamique de soutien à la création et de valorisation de l’économie culturelle en République démocratique du Congo.

À en croire l’artiste peintre, au total près de 25 œuvres sont exposées sur ce site, issues de plusieurs séries réalisées au cours des 20 dernières années.
À travers des séries comme Vibration Cosmique, Présence-Absence, Les Charniers des Innocents ou encore Terrain de Jeu, Henri Kalama développe une approche artistique à forte portée sociale et économique.
« Certaines œuvres abordent des problématiques clés, notamment les conflits armés et la gestion des ressources naturelles. Les questions sont plus importantes que les réponses. », insiste l’artiste, qui positionne son travail comme un outil de réflexion sur les réalités contemporaines.
Formé et actif à l’international, avec des expositions en Autriche, en Chine et aux États-Unis, Henri Kalama capitalise aujourd’hui sur son expérience pour réinvestir le marché local.
« Je n’ai jamais arrêté de peindre. Peindre est une nécessité, exposer est un travail. », affirme-t-il.
Une logique de production continue qui lui permet aujourd’hui de proposer un volume important d’œuvres, accumulées sur deux décennies.
L’exposition itinérante, déployée sur quatre sites à Kinshasa, vise ainsi à rapprocher l’artiste de son public national et à renforcer la consommation culturelle locale.

Au-delà de la dimension artistique, l’initiative repose sur un modèle collaboratif impliquant partenaires privés, institutions culturelles et jeunes curateurs.
Dans son discours, Henri Kalama met en avant cette synergie : « Ce travail est le fruit d’une collaboration. Nous voulons construire un véritable écosystème artistique. L’implication de jeunes professionnels dans la curation illustre également une volonté de professionnalisation du secteur, avec pour objectif de positionner Kinshasa comme un hub culturel en Afrique. », a-t-il martelé.
Une exposition comme levier économique
Prévue jusqu’au mois de juin 2026, cette exposition s’inscrit dans une logique de stimulation du marché de l’art en République démocratique du Congo.
En multipliant les sites d’exposition et en mobilisant différents acteurs, Henri Kalama propose un modèle de diffusion qui pourrait inspirer d’autres artistes et investisseurs culturels.

Au-delà de l’esthétique, ce retour marque ainsi une étape importante dans la structuration d’une économie culturelle encore en développement, mais porteuse de fortes opportunités.
AGNES KAYEMBE






















