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RDC: l’Etat vise la reconnaissance internationale du génocide congolais

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Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) est déterminé à obtenir la reconnaissance internationale du génocide perpétré au pays.

Cette determination a été réaffirmé au cours d’un briefing de presse organisé, le jeudi 3 avril 2025, en marge de la Table ronde sur l’appropriation nationale du Génocost.

Le professeur Serge Mayaka, membre de la Coordination du comité scientifique préparatoire de la Table ronde et Directeur Général Adjoint du Fonds national des réparations des victimes des violences séxuelles liés aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV), Kevin Ngunga.

De prime à bord, le Directeur Général Adjoint de FONAREV a établi la différence entre le Génocost et le génocide.

« La nuance entre le Génocost et le génocide est déjà établie par la loi du 26 décembre 2022. Le Génocost, c’est la dénomination de la Journée nationale d’hommages aux victimes et aux personnes qui leur ont porté secours. Le Génocide, c’est tout un concept juridique avec un critère bien défini qui permet d’établir qu’un massacre est considéré comme un génocide. », a expliqué Kévin Ngunga.

S’agissant des réparations pour les victimes des conflits, il a indiqué que la réparation intégrale des victimes ne pourra se faire tant que les territoires continuent d’enregistrer des cas d’agression.

Dans l’entre temps, le Gouvernement applique ce que l’on peut qualifier comme des mesures provisoires urgentes avant le rétablissement de la situation sécuritaire dans les zones sous conflits.

« Tant que la situation sécuritaire demeure instable dans les zones de conflit, il est impossible d’atteindre une réparation complète et durable pour les victimes. La reconnaissance du Génocost devrait conduire à la solidarité, à la reconnaissance de la souffrance des victimes, ce qui serait déjà un début de la réparation. Ceci conduit à la guérison. », a fait savoir Kevin Ngunga.

Pour sa part, le professeur Serge Mayaka a insisté sur la nécessité d’une appropriation collective au niveau national, avant d’envisager une reconnaissance à l’échelle internationale.

« En République Démocratique du Congo, c’est vraiment un courage qu’il faut prendre et commencer à construire ce cheminement jusqu’à l’aboutissement de la reconnaissance internationale, mais cela passe par la reconnaissance nationale d’abord. C’est pour cela qu’il faut commencer par une appropriation collective sur le plan national. », a-t-il affirmé.

De son côté, le Ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, est revenu sur le fait que la reconnaissance des souffrances des congolais ne doit en aucun cas être perçue comme une tentative de minimiser les événements tragiques qui se sont déroulés au Rwanda.

« Personne ne peut ignorer la souffrance des congolais. Ceux qui cherchent à nier cette réalité s’inscrivent eux-mêmes dans une posture négationniste. Les souffrances de chaque peuple doivent être reconnues sans être mises en concurrence, soulignant chaque calvaire vécu par un peuple à un moment précis mérite d’être reconnu », a martelé Patrick Muyaya.

AGNES KAYEMBE

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