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RDC : l’implantation des Zones économiques spéciales face aux problèmes fonciers

Les problèmes fonciers liés à l’acquisition des espaces et le financement des opérations sont là les deux facteurs qui risquent de compromettre l’implantation des Zones économiques spéciales en République Démocratique du Congo (RDC). C’est ce que fait savoir le Directeur Général de l’Agence des Zones Économiques Spéciales (AZES), Auguy Bolanda, ce jeudi 3 avril 2025, au cours d’une conférence de presse marquant le lancement des activités commémoratives des 10 ans d’existence de cette agence.
« L’Agence des Zones Économique Spéciales, étant un établissement public de l’Etat rencontre des obstacles pour l’installation des Zones économiques spéciales liés à l’acquisition des espaces, du financement ainsi que le problème de l’appropriation et d’accompagnement des autres administrations. Alors étant couvert par la loi, elles bénéficient d’un régime juridique particulier rendant ces espaces attrayant que le reste du territoire national. Nous avons des problèmes très sérieux pour trouver des terrains pour faire des Zones économiques spéciales parce qu’il faut aller dans les expropriations. or, les expropriations ne sont pas faciles. Nous avons fait des expropriations à Maluku depuis 2013, mais plus de 10 ans après, nous sommes encore dans des tribunaux sur certains dossiers. Nous profitons de l’occasion pour demander aux autorités du secteur foncier de prévoir des espaces pour la mise en place des Zones économiques spéciales. il est impossible de penser le développement sans industries. », a déclaré Auguy Bolanda.
S’agissant du bilan de l’AZES, le Directeur Général Auguy Bolanda a souligné que la République Démocratique du Congo doit être fière d’avoir un régime de Zones économiques spéciales.
Allusion faite à la ZES de Maluku qui attire des investisseurs. Une deuxième ZES de Kinshasa a vu le jour à «Kin Malebo».
« La RDC doit être fière d’avoir un régime des Zones Économiques Spéciales qui est opérationnel. Grâce à ce programme des zones économiques spéciales, nous avons un régime qui est là. Si nous existons comme AZES, c’est justement grâce à ce régime qui a été coulé sous forme d’une loi par le Parlement. Aujourd’hui, nous avons des Zones économiques spéciales opérationnelles, notamment la zone économique spéciale de Maluku qui a attiré beaucoup d’investisseurs. Aujourd’hui, nous n’avons plus de places. Nous avons heureusement une deuxième Zone économique spéciale à Kinshasa, la Zone de Kin-Malebo. », a-t-il déclaré.
Auguy Bolanda a indiqué que deux projets de mise en place des Zones économiques spéciales dans la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du congo, sont à ce jour bloqués par l’occupation de ces espaces par les terroristes du M23.
« Le Président de la République avait instruit le Ministre de l’Industrie de mettre en place une Zone économique spéciale dans le Rutshuru mais malheureusement, ce projet n’a pas vu le jour suite à l’occupation de ce territoire par le M23. Aujourd’hui, nous ne savons plus aller à Goma ou à Bukavu pour mettre en place les Zones économiques spéciales. », a fustigé Auguy Bolanda.
Des activités commémoratives des 10 ans d’existence de l’Agencce des Zones Économique spéciale(AZES) seront célébrées le 14 et le 15 avril 2025 sous le thème : « Mise en œuvre des Zones économiques spéciales en République Démocratique du Congo : Bilan, défis et perspectives ».
Cette commémoration permettra de mettre en lumière les réalisations majeures de l’AZES au cours de la dernière décennie et à travers les perspectives d’avenir en matière de développement industriel en RDC.
Dix ans après son existence, l’AZES a joué un rôle important dans l’attraction d’investissements stratégiques, la création d’emplois et la dynamique du tissu industriel congolais.
Le Directeur Général Auguy Bolanda a remercié les dirigeants qui ont opté pour la politique des ZES afin de favoriser l’industrialisation du pays.
Mitterrand MASAMUNA







