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RDC : Violences au Kasaï, Clément Kanku ne veut pas être la victime expiatoire !

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RDC : Violences au Kasaï, Clément Kanku ne veut pas être la victime expiatoire !

« Il y a une volonté de me faire endosser une responsabilité qui n’est pas la mienne. Je ne l’accepterai jamais », a déclaré Clément Kanku Bukasa à Huber Leclerq de Lalibre Afrique. L’élu de Dibaya dénonce fermement le fait que certains veulent coller un nom et un visage sur les crimes au Kasaï, sur la mort de Kamuina Nsapu, sur les supposés miliciens et toutes les violences qui s’en suivent.

« En choisissant de me coller cette affaire sur le dos, les auteurs de cette cabale ont délibérément choisi de mettre tout le monde sur une fausse piste et ainsi d’étouffer la vérité et, par dessus tout, de garantir l’impunité des véritables responsables », a – t – il déclaré.

Conscient du fait qu’il serait devenu l’homme gênant des Autorités congolaises, Clément Kanku appelle de tous ses vœux l’implication, voire la direction de l’enquête par les Experts de l’ONU afin de donner plus de crédibilité et d’offrir un gage d’indépendance.

Et de préciser : « Si la justice veut connaître la vérité, elle devrait regarder dans une autre direction. Pourquoi Kinshasa ne peut accepter la venue d’une enquête internationale ? Ce refus de Kinshasa me semble bien curieux. Vu la demande pressante du Conseil de sécurité des Nations Unies, de Human Right Watch, de la famille des deux experts assassinés, de plus de 271 organisations des droits de l’homme, de l’Union Européenne et que je partage aussi, il est inconcevable que le gouvernement refuse d’ouvrir son enquête aux experts envoyés par les Nations Unies afin de faire éclater la vérité dans ce dossier ».

Bien qu’interdit récemment de tenir sa conférence de presse à Kinshasa, Clément Kanku a profité de cet entretien avec Lalibre Afrique pour donner sa version des faits et rétablir la vérité sur l’élément sonore exploité par New-York Times (dans le but manifeste de le nuire, voire d’influencer la conduite et les conclusions de l’enquête), le rendez-vous avec les experts de l’Onu, la responsabilité de l’ancien Ministre de l’Intérieur Evariste Boshab dans la mort du Kamuina Nsapu et dans l’explosion de la violence meurtrière au Kasaï.

« Moi aussi j’ai soif de vérité et de justice. […] Je suis triplement victime dans ce dossier. Ma circonscription électorale a été terriblement touchée par ces violences, mon chef coutumier a été assassiné et je suis pointé du doigt comme le responsable de tout. […]Toute la lumière doit être faite. Les coupables doivent être confondus », a insisté Clément Kanku.

Convaincu qu’il a été livré en pâture à l’opinion publique comme l’homme-orchestre derrière les violences dans le Kasaï et la mort des experts des Nations Unies, l’élu de Dibaya s’interroge si, à voir la tournure des événements et au regard de la volonté affichée de le faire taire et de lui faire endosser cette responsabilité, il aura droit à un procès équitable qui fera éclater son innocence dans cette affaire.

« Cette affaire ressemble à la chronique d’une mort annoncée dont les séquences ont déjà été préalablement arrêtées. Je n’accepterai pas de porter une responsabilité qui n’est pas la mienne. Je ne suis ni de près ni de loin impliqué dans la mort de Kamuina Nsapu, ni dans les violences au Kasaï, ni dans l’assassinat des experts des Nations Unies », a – t – il conclu.

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