Banques
RDC : les dépôts bancaires ont enregistré un repli de 0,5% à fin avril 2025

Les dépôts de la clientèle auprès des banques commerciales en République Démocratique du Congo (RDC) ont enregistré une légère baisse à fin avril 2025.
Selon les dernières données publiées par les services de la Banque Centrale du Congo, le volume global des dépôts s’est établi à 13,579 milliards de dollars américains, marquant une contraction mensuelle de 0,5 %.
Cette diminution s’explique principalement par le recul des dépôts émanant des entreprises privées et publiques.
Dans les détails, les dépôts constitués en devises étrangères ont baissé de 0,5 %, tandis que ceux en monnaie nationale (Franc congolais) ont chuté de 0,8 %. La dollarisation de l’épargne bancaire reste toutefois dominante, avec les dépôts en devises représentant 90 % du total enregistré.
La répartition par catégorie de déposants montre une prédominance des dépôts des ménages, qui représentent 36,5 % du total, suivis de ceux des entreprises privées, avec une part de 31,5 %.
Cette configuration reste conforme à la dynamique observée en 2024, année au cours de laquelle les dépôts bancaires avaient augmenté de 22,4 %, portés notamment par la contribution accrue des ménages et des entreprises.
Sur le plan géographique, les dépôts restent fortement concentrés dans quelques provinces : Kinshasa domine avec 65,2 % du total; suivie du Haut-Katanga (22,9 %); et du Lualaba (4,0 %).
La ventilation sectorielle, quant à elle, met en évidence la prédominance des dépôts en provenance de : secteurs hors administration publique (39,2 %); commerce (21,7 %); et industrie extractive (14,5 %).
Ce léger repli des dépôts bancaires pourrait refléter une prudence accrue des agents économiques face au contexte macroéconomique national, marqué par une volatilité du taux de change et une pression inflationniste persistante.
La domination continue des dépôts en devises traduit également un manque de confiance dans la monnaie locale, malgré les efforts de la Banque Centrale du Congo en matière de stabilisation monétaire. Il s’agira pour les autorités monétaires et fiscales de renforcer la confiance dans le système financier et d’encourager une meilleure inclusion financière, notamment dans les provinces sous-représentées, afin de renforcer la mobilisation de l’épargne intérieure, indispensable au financement de l’économie nationale.
Mitterrand MASAMUNA
























