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Denise Nyakeru Tshisekedi : « 1152 femmes sont violées chaque jour en RDC »

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Chaque jour en République démocratique du Congo, 1152 femmes sont violées.

Ces révélations ont été faites par la Première dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, le 20 octobre 2021 à l’ouverture de la table ronde inclusive sur la mise en place d’un Fonds national de réparation en faveur des survivantes de violences sexuelles liées aux conflits et autres crimes graves en République Démocratique du Congo.

Ces assises organisées du 20 au 21 octobre 2021 avaient pour objectif de tenter de comprendre ce que veulent les survivantes de violences sexuelles en RDC. Il s’agissait également de cerner ce qu’elles désirent le plus.

Pour la Première dame de la RDC, il y a notamment le silence des armes pour qu’enfin soient entendus les cris de leurs âmes, la paix, la tranquillité, la sérénité et l’espérance d’un avenir meilleur en leur aspiration et par dessus tout une reconnaissance de faits, l’acceptation de responsabilité.

L’épouse du Chef de l’Etat congolais, Denise Nyakeru Tshisekedi, a ainsi invité tout le monde à travailler ensemble pour essuyer les larmes de ces survivantes des violences sexuelles.

« La RDC est qualifiée comme étant la capitale du viol, ce titre honteux doit nous interpeller. Car ce viol est utilisé comme une arme de guerre. Beaucoup de conséquences très douloureuses sont enregistrées suite au viol massif: séquelles physiques, psychologiques, ces survivantes se retrouvent dans une situation de précarité et souvent rejetées par leurs familles et communautés locales. Ces violences se traduisent aussi par une sorte de marginalisation dont certaines sont victimes. Il est malheureux de constater que les droits de femmes peinent à être respectés. », a déploré la Présidente de la FDNT. D’où, estime-t-elle, il est donc temps de changer le narratif et de bâtir un Congo nouveau fondé sur de bases solides.

Des solutions idoines face à ce fléau

En guise de solutions, Denise Nyakeru demande l’implication des membres du Gouvernement et du pouvoir judiciaire dans ce combat.

Elle leur rappelle l’engagement pris par la RDC en signant la charte des Nations-Unies.

Elle lance également un vibrant appel à la solidarité nationale et internationale.

De son côté, le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi a invité le législateur à accélérer l’adoption de la loi sur la mise en place d’un Fonds de réparation au profit des victimes de violences sexuelles.

Félix Tshisekedi a insisté sur son opérationalisation et son approvisionnement.

Pour sa part, Pramila Patten, Secrétaire générale des Nations-Unies et Représentante spéciale chargée de la question des violences sexuelles en période des conflits prône la réparation comme une meilleure solution.

« Les réparations sont ce que les victimes veulent le plus mais reçoivent les moins », a-t-elle plaidé.

Par ailleurs, elle a insisté sur l’implication des victimes dans l’élaboration de la loi sur la réparation.

Enfin, la Coordinatrice nationale du mouvement national des survivantes des violences sexuelles en RDC, Tatiana Mukanire, a exprimé sa satisfaction sur l’implication de toutes les autorités pour cette question combien primordiale pour les survivantes.

Ces assises, rappelons-le, sont l’expression du plaidoyer de la Première dame de la RDC dans la droite ligne de la justice transitionnelle portée par l’Union africaine dont Félix Tshisekedi assume la présidence.

Cette table ronde a offert une opportunité pour traiter ensemble les éléments devant permettre l’élaboration d’une loi, l’adoption d’une politique nationale de réparation, mais aussi une occasion de proposer des solutions idoines pour les réparations en faveur des victimes liées aux violences sexuelles.

Nadine FULA

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