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Jacques Ndjoli : « lorsqu’il n’y a pas accès à l’information publique, le peuple est dans un régime opaque »

Le député national Jacques Ndjoli se pose en défenseur d’une Loi sur l’accès à l’information publique en République démocratique du Congo. Il estime que dans un régime démocratique, tout citoyen doit bénéficier de ce droit universel et fondamental.
Une proposition de Loi attend toujours d’être examinée et adoptée au Parlement avant sa promulgation par le chef de l’Etat. Jusque-là, personne ne comprend la raison du blocage de ce processus à l’arrêt depuis 2017.
Sous sa casquette de juriste, mieux de constitutionnaliste, Jacques Ndjoli fait la démonstration de l’extrême nécessité de disposer de cette Loi.
D’où, le sens de son message dans le cadre de une campagne de sensibilisation organisée par Internews en collaboration avec USAID, l’Agence Suédoise de développement international (ASDI), FHI360 et la Suisse.
Selon Jacques Ndjoli, le droit d’accès à l’information constitue un ensemble de règles, de mécanismes, de procédures qui permettent à un citoyen d’accéder aux informations détenues par les services publics mais aussi par certaines entreprises qui oeuvrent dans le domaine public.
C’est donc, soutient-il, un droit fondamental parce que consacré par la déclaration universelle de droits de l’homme, en son article 19.
Il ne demeure pas moins un droit constitutionnel garanti en République démocratique du Congo par l’article 24 alinéa 1er qui stipule: tout citoyen a droit à l’information.
De facto, l’Etat est placé devant sa responsabilité de redevabilité vis-à-vis des citoyens.
« L’Etat doit mettre à la disposition des citoyens des rapports de fonctionnement de tous ses service. La Présidence de la République et le Parlement doivent rendre compte. Les députés doivent faire de même, la Cour des comptes, les ministres doivent rendre compte aux citoyens », a – t – il indiqué.
De l’avis de ce professeur de droit, l’accès à l’information publique demeure un principe fondamental de la démocratie.
Il s’avère, en effet, à son point de vue, que l’Etat doit non seulement permettre aux citoyens d’avoir accès à l’information de manière active en rendant compte mais aussi en permettant aux citoyens, lorsqu’ils en ont besoin de manière passive, d’aller saisir ces administrations.
Jacques Ndjoli pense que les citoyens ne doivent pas croire que c’est un droit qui vient de l’extérieur.
« S’ils n’ont pas l’information, ils n’accèdent à rien. C’est comme ça qu’on dit lorsqu’il n’y a pas de droit d’accès à l’information, on est dans un régime opaque, autoritaire », a insisté l’élu du peuple.
Le député national Jacques Ndjoli soutient que dans un régime démocratique, tous les citoyens doivent avoir à accès à l’information publique.
Pour cet élu du peuple, au-delà de la Constitution, il est évident qu’il faut avoir une loi sur l’accès à l’information pour permettre aux citoyens de jouir pleinement de leur statut de citoyen et de vivre réellement dans une démocratie.
Ces organisations sont persuadées qu’un gouvernement ouvert est gage de redevabilité et de bonne gouvernance pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).
D’après elles, un Gouvernement ouvert s’identifie par la participation, la transparence et la collaboration avec les citoyens.
Patrick BOMBOKA


















