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Kinshasa : le ras-le-bol de taximen paralyse le transport en commun !

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Des taximen du secteur privé sont en colère à Kinshasa. Ils ont exprimé leur ras-le-bol ce lundi 21 mai 2018 en observant une grève qui a perturbé le déplacement des kinois. La hausse successive du prix du litre de carburant à pompe a entraîné, il y a quelques jours, la révision du tarif par l’Autorité urbaine. Cependant, ce tarif officiel divise passagers et taximen, et ces derniers des propriétaires des taxis sur fond de tracasseries des roulages. D’où, le nœud du problème.

Il a été difficile de trouver un taxi cet avant midi à Kinshasa. A la base de cette situation, le mécontentement de chauffeurs qui subissent des arrestations arbitraires, qui se voient obligés de payer des amendes allant de 100 000 CDF et plus pour avoir appliqué le prix non officiel de transport en commun.

Seuls les véhicules de particuliers étaient nombreux à circuler ce matin. Les rares chauffeurs qui ont désobéi au mot d’ordre, ont pratiqué le système de demi-terrain, d’autres ont gardé le prix de 500 CDF mais transportaient plus de client qu’à l’accoutumée (c’est-à-dire six passagers ou plus en lieu et place de quatre seulement).

C’est ce qui a expliqué de longues files de gens en train de trottiner par manque de taxis et bus devant les transporter vers leurs lieux d’activités quotidiennes. Certains quartiers ont assisté aux jets de pierre sur des véhicules privés et ceux de transport en commun du secteur public. C’est le cas de la commune de Selembao, le parking Moulaert à Bandalungwa.

Ces chauffeurs disent observer ce mouvement de grève jusqu’à ce qu’ils obtiendront gain de cause. Selon certains interrogés par Zoom-Eco. Cela implique que le prix du litre de carburant baisse ou alors que les prix du transport en commun revus à la hausse soient proportionnels au prix actuel du carburant à la pompe. Ou encore, d’inonder le marché des petites coupures de francs congolais afin de mettre fin aux tracasseries dont ils font l’objet.

Nous sommes fatigués d’être de vaches à lait de certaines personnes qui nous rançonnent à longueur de journée. Le prix du transport en commun avait augmenté, nous avons reçu des tarifications venant de l’Hôtel de ville que nous appliquons. Cette situation nous a causés de désagréments. Avec cette augmentation, nous devons avoir constamment de petites coupures de 50, 100 et 200 CDF. Mais à notre grande surprise, on a commencés à nous arrêter pour avoir augmenté le prix de course et on nous fait payer des amendes pendant que nous n’avons pas ces petites coupures en notre disposition. Trop, c’est trop, a commenté un taximan à l’arrêt Bakayawu à Bandalungwa.

Selon ces collègues chauffeurs, il leur paraît anormal qu’ils appliquent des prix qui perturbent leurs plans financiers. Ce qui leur créent des conflits avec les propriétaires des véhicules taxis.

Donc, la vérité des des transport ne suit pas le prix du carburant qui a subi, à trois reprises, une hausse. Quand bien même elles étaient chacune en deçà de 5%.

A tout prendre, la population kinoise a eu du mal à se déplacer cet avant-midi. Les bus Transco ont pu secourir certains. Mais, le nombre de bus étant insignifiant, cet apport du transport en commun du secteur public n’a pas réussi à satisfaire le besoin de déplacement de plus de 5 millions de kinois.

Nadine FULA | Zoom Eco

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