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Makutano 7 : 7 sur 10 personnes atteintes de traumatisme grave meurent en RDC (RECOTRAUMA)

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Makutano 7 7 sur 10 personnes atteintes de traumatisme grave meurent en RDC RECOTRAUMA

Les accidents de la route, les mauvaises chutes, ou encore les agressions par arme à feu ou arme blanche sont à l’origine du traumatisme grave qui constitue la première cause de mortalité chez les jeunes adultes de 15 à 45 ans à travers le monde.

Cette pathologie, d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS qui la qualifie d’épidémie « occulte », est différemment répartie selon les pays.

Le Réseau congolais de traumatologie lourde (RECOTRAUMA) révèle qu’en RDC, 7 patients traumatisés graves sur 10 meurent.

A cet effet, le RECOTRAUMA recommande de renforcer la prise en charge du traumatisme des personnes victimes des accidents de la route, de mauvaises chutes, des agressions par arme à feu ou arme blanche.

Pour parvenir à cet objectif, le RECOTRAUMA
s’interroge sur les ressources nécessaires à mobiliser pour rendre possible cette ambition. Celle qui consiste à tout mettre en oeuvre « pour qu’un blessé soit pris en charge, que son état sanitaire soit stabilisé, que son évacuation soit assurée le plutôt possible dans un hôpital de prise en charge ».

Pour ce faire, le Réseau congolais de traumatologie lourde préconise la mise en place des mécanismes de prise notamment:

1° le renforcement des capacités du personnel soignant pour une meilleure prise en charge médicale des victimes;

2° la mise en place des outils de signalisation en cas d’urgence pour indiquer le centre de santé le plus proche pour la prise en charge.

Ainsi, pour parvenir à ce objectif, le RECOTRAUMA est en quête des financements pour implémentation de ce projet sur l’ensemble de la République Démocratique du Congo.

Pour l’année 2022 qui pointe à l’horizon, le RECOTRAUMA répartit ses actions en trois volets.

Le premier volet, c’est la sensibilisation et la vulgarisation sur trois thématiques spécifiques.

En effet, le premier thème portera sur la sécurité des usagers de la route. Ici le RECOTRAUMA entend travailler avec des équipes qui vont pouvoir sensibiliser et vulgariser sur les questions de sécurité routière.

En deuxième lieu, la thématique focalisée sur la prévention des incidents à la maison.

La troisième thématique sera consacrée notamment au réflexe de gestion sanitaire de premier secours.

Prenant la parole, le Ministre congolais de la Santé, Docteur Jean-Jacques Mbungani a rappeler que 7 personnes sur 10 décèdent de suite du traumatisme ATR et ce taux varie d’un pays à un autre.

D’après lui, il existe quand même, une disparité de ce taux entre le milieu rural et le milieu urbain.

Signalons que le coût de la sécurité routière est estimé par l’Organisation mondiale de la Santé à un ou deux points de la richesse nationale.

À cet effet, le Ministre de la Santé a indiqué qu’il est important de prendre conscience de la gravité de la situation et des risques sanitaires engendrés par l’insécurité routière et l’un des grands mérites de cette rencontre.

Jean-Jacques Mbungani estime qu’avec la volonté politique exprimée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, il est possible de lutter contre l’insécurité routière en République Démocratique du Congo.

Dans cette optique, il a promis l’accompagnement du Gouvernement à RECOTRAUMA pour parvenir à la réduction sensible du taux de mortalité des personnes atteintes de traumatisme.

D’après les explications fournies par la structure RECOTRAUMA, sur base des études récentes réalisées dans les services de réanimation des hôpitaux de la ville de Kinshasa, le taux de mortalité des personnes atteintes de traumatisme est de 73%, alors qu’elle est de 15% dans d’autres pays du monde.

Les causes de cette surmortalité observée dans la capitale congolaise Kinshasa sont liées notamment à l’absence de prise en charge pré-hospitalière, au manque d’organisation de la prise en charge hospitalière, à l’absence des protocoles de soins adaptés aux réalités locales, au fait des personnels médicaux et paramédicaux insuffisamment formés, au sous-équipement des hôpitaux, et à l’indisponibilité des médicaments.

Pour répondre à ces différentes problématiques, un groupe de médecins ont créé une association baptisée RECOTRAUMA (Réseau congolais de traumatologie lourde).

L’objectif de cette association est de mettre en œuvre, de réaliser et de promouvoir toutes activités et toutes recherches dans le domaine de la traumatologie lourde dans notre pays afin de mieux prendre en charge des blessés.

Mitterrand MASAMUNA
Patrick BOMBOKA

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