Quantcast
Connect with us

a la une

Monde : WWF appelle à l’amélioration de conditions des éco-gardes

Published

on

[RAPPORT] – Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a appelé les gouvernements à intensifier leurs efforts sur les conditions de travail des éco-gardes d’Afrique et d’Asie. Cette exhortation est faite à la suite d’une série d’enquêtes menées sur plusieurs années attestant que leurs conditions de travail sont déplorables.

Zoom Eco revient sur quelques chiffres de ce Rapport publié en marge de la quatrième Conférence internationale sur le commerce illégal d’espèces sauvages, qui s’est tenu du 11 au 12 octobre dernier à Londres.

Dans l’exercice de leurs fonctions, 60% d’éco-gardes ont affirmé manquer de ressources de base telles qu’un abri et de l’eau potable. Alors que 58% ont reconnu ne pouvoir y accéder que très rarement, voire aucune fois. Encore que ces rangers sont confrontés, pendant les patrouilles, au manque du matériel adéquat comme des bottes et des imperméables.

En ce qui concerne les relations entre les communautés et les éco-gardes, le Rapport souligne que plus de 80% de ceux qui ont été interrogés reconnaissent que le succès de leur travail dépend de l’information fournie par la communauté et 78% pensent que les membres de la communauté leur font confiance.

Cependant, un sur trois a été soumis à des violences verbales, à des brimades, au harcèlement ou à des menaces de la part des communautés locales lors de ses patrouilles. En outre, 9% ont été victimes de violence physique.

« Améliorer les relations entre les éco-gardes et les communautés locales est une priorité absolue. Les éco-gardes ne peuvent pas préserver les zones protégées sans l’appui des communautés locales et des peuples autochtones qui vivent dans et autour de ces zones», a déclaré Rohit Singh, responsable du WWF et Président de Ranger Federation for Asia.

Bien plus, 82% des rangers ayant participé à ces enquêtes pensent que leur travail est dangereux en raison des risques graves associés à la rencontre ou aux affrontements de braconniers. Pourtant, 50% ne bénéficient pas d’une assurance couvrant les accidents mortels au travail, 38% ont estimé qu’ils n’avaient pas reçu une formation adéquate au moment de leur prise de poste et que les cours de recyclage ne faisaient pas non plus l’objet de rapports fréquents.

Les éco-gardes ont déclaré travailler en moyenne plus de 76 heures par semaine, jour et nuit, pour moins de 9 USD par jour ; 59% n’ont pas accès aux dispositifs de communication de base en patrouille ; 45% doivent payer pour leur uniforme et 35% achètent leurs propres bottes.

A cela s’ajoute le manque d’infrastructures et de moyens de transport et des conditions dangereuses.

Réalisée par le WWF avec le soutien de la Ranger Federation of Asia et de l’Université de Floride centrale, l’enquête couvre plus de 4 600 rangers employés par les gouvernements sur 294 sites dans 17 pays d’Asie et d’Afrique.

L’enquête a révélé que dans le monde, un éco-garde sur quatre avait contracté le paludisme au cours de la dernière année, et 80% d’entre eux ont indiqué qu’ils n’avaient guère ou pas d’accès à des moustiquaires pendant leur patrouille.

Pour le WWF,  les gouvernements doivent intensifier leurs efforts et contribuer à amplifier les efforts qui doivent aller au-delà de la conservation pour obtenir un impact durable.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

Continue Reading
Advertisement
Click to comment

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Advertisement

Edito