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Muanda : financé par PERENCO depuis 9 ans, le projet d’agroforesterie de Yema atteint la phase de carbonisation écologique

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Muanda : financé par PERENCO depuis 9 ans, le projet d'agroforesterie de Yema atteint la phase de carbonisation écologique

Il a fallu 9 années de patience à la société pétrolière PERENCO, aux communautés du groupement Yema à Muanda au Kongo Central et au Centre d’appui au développement intégral de Mbakana (CADIM), leur partenaire technique dans la gestion du projet d’agroforesterie sur le plateau de Yema, pour atteindre la phase de carbonisation écologique.

Lors d’une cérémonie organisée, le jeudi 7 juin 2022, sur le site agroforestier de Yema, le produit issu de la première carbonisation écologique a été en effet présenté en présence des autorités locales et surtout du Directeur général de PERENCO, Arthur Gueriot.

Pour M. Arthur Gueriot, il s’agit d’une étape importante dans ce magnifique projet d’agroforesterie amorcé il y a plusieurs années avec les communautés locales.

« Le projet a été lancé le vendredi 24 mai 2013, avec des premiers résultats très rapides grâce aux bonnes pratiques agricoles et semences améliorées transmises par le CADIM. Les rendements de production de manioc ont été pratiquement doublé à 15T/ha contre 8T/ha précédemment (moyenne au Kongo Central). », a-t-il mentionné.

Et d’affirmer : « Encore une preuve que les terres de Muanda ne sont pas victimes de pollution mais que la solution se trouve dans des bonnes pratiques agricoles et le choix des semences. Et aujourd’hui, quasiment 8 ans après, les premiers acacias ont atteint leur maturité et peuvent être soumis à la carbonisation écologique. »

Muanda : financé par PERENCO depuis 9 ans, le projet d'agroforesterie de Yema atteint la phase de carbonisation écologique

Dans son allocution, le Directeur général de PERENCO a par ailleurs indiqué que « ce projet est non seulement un succès agricole, social et environnemental, mais aussi un grand succès économique avec la création d’emplois dans l’agro-industrie et la génération des revenus stables d’au moins 400-500 USD par mois à la fin du projet pour chacun des ménages ».

D’après lui, PERENCO est fortement engagée dans le développement économique, social et culturel de Muanda.

« La diffusion des systèmes agraires durables et performants dans les différentes zones agricoles est la clef pour assurer la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté des populations. L’exemple du projet d’agroforesterie de Yema en est le meilleur témoin. J’espère qu’il pourra servir d’inspiration pour l’ensemble des décideurs au moment de lancer des programmes de développement à Muanda, au Kongo Central, et en RDC de manière générale. », a-t-il conclu.

Au total 20 ménages de fermiers sont bénéficiaires et donc impliqués directement dans la réalisation au quotidien de ce projet.

Pour cette première carbonisation écologique sur le site agroforestier de Yema, 200 sacs de braise ont été produits par trois fermiers grâce à 5 fours à haut rendement.

Muanda : financé par PERENCO depuis 9 ans, le projet d'agroforesterie de Yema atteint la phase de carbonisation écologique

Il sied de signaler que la production attendue par hectare est de plus ou moins 400 sacs de braise par hectare, pour un total de 8 000 sacs sur les 20 premiers hectares réservés à l’ensemble de 20 ménages (soit un hectare par ménage).

Pour sa part, le professeur Victor Mobula Meta, Coordonnateur de l’ONG CADIM, s’est félicité des efforts fournis par PERENCO et les autres parties prenantes pour la mise en place d’une chaîne de valeur de la filière charbon de bois qui va intégrer désormais le consommateur final.

« Ceci est la preuve du bon partenariat qui met ensemble PERENCO, CADIM, et les fermiers agroforestiers de Yema et ceux de la zone Sud pour une exploitation durable de l’écosystème de savane dégradée et des forêts de la zone côtière de Muanda », a-t-il souligné.

L’approvisionnement énergétique en République Démocratique du Congo (RDC) est dominé à près de 95% par le bois-énergie, bois ou charbon de bois utilisé principalement pour la cuisson des aliments mais aussi par le secteur productif.

Selon le Coordinateur de CADIM, Victor Mobula Meta, « l’utilisation du bois-énergie fait partie des causes directes de la déforestation en RDC principalement du fait de l’approvisionnement des centres urbains ».

Pour cet expert en agroforesterie, la politique énergétique de la République Démocratique du Congo (RDC) devrait intégrer une composante de gestion de bois-énergie tout en assurant le développement des énergies alternatives au bois.

« Le changement climatique n’est plus une fiction, c’est une réalité. L’approche pour l’atténuer, c’est l’agroforesterie. C’est ce que nous vivons actuellement ici. », a-t-il martelé.

Il faudrait savoir que PERENCO avait accepté en 2012 d’accompagner financièrement et matériellement le projet d’agroforesterie de Yema présenté par l’une des filles de Muanda, en la personne de Madame Pauline Mbeza, membre du Conseil Rural et Agricole de Gestion (CARG).

« L’idée du projet m’était venue en tête lors de la table ronde de 2010 à partir des recommandations qui y ont été formulées. La communauté réclamait que tout le monde devait avoir du travail. J’avais compris que PERENCO ne pouvait pas engager tout le monde. C’est pourquoi, l’idée m’était venue de concevoir un projet qui crée de l’emploi et PERENCO a accepté de le financer. », a confié Madame Pauline Mbenza.

Le projet pilote d’agroforesterie de Yema s’étend sur une superficie de 200 hectares et regroupe 20 ménages des villages Yema et Ndundji, dans le groupement de Yema à Muanda au Kongo Central.

Quant aux objectifs, le projet en compte plusieurs notamment la séquestration de carbone; la restauration de la fertilité du sol; la biodiversité; et la commercialisation des produits des champs.

Il s’agit en effet d’associer la lutte contre la pauvreté par le développement économique ainsi que la formation et l’amélioration des techniques agricoles aux efforts de reboisement et de préservation de l’environnement, sous la conduite des techniques du CADIM.

Selon l’ingénieur Freddy Dilusongele, technicien forestier du CADIM, celui-là même qui est délégué auprès des fermiers de Yema, la fertilisation du sol ainsi obtenue grâce à l’introduction de l’acacia permet de réaliser les meilleurs rendements possibles.

« En termes de quantités, nous pouvons réaliser 300 à 400 sacs de braise par hectare. Pour ce qui concerne les racines tubéreuses de manioc, un hectare produit 20 tonnes sans engrais chimiques. On peut atteindre 1,8 tonne de récolte de niébé par hectare. Et 1,5 tonne de gousses d’arachides par hectare. Tandis que les fermiers de Yema produisent 10 litres de miel par ruche. Or, chaque ménage a 10 ruches. », a précisé l’ingénieur agronome Freddy Dilusongele.

Patrick BOMBOKA

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