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Pascal Kasongo sur ses 100 jours à la tête de Congo Airways : « il y a beaucoup de progrès, mais le mal était très profond »

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Au bout de 100 jours de gestion à la tête de la compagnie nationale d’aviation Congo Airways, le nouveau Comité directeur en place depuis le 30 juillet 2021 a dévoilé les grands axes de ses réalisations au cours de cette période.

Entouré du Directeur Général Adjoint, Jean-Claude Mubenga Tshamala et du Directeur des Opérations, le
Commandant de bord Jules Mangala, et des cadres de la compagnie Congo Airways S.A, le nouveau Directeur Général Pascal Kasongo Mwema s’est en effet livré à des explications devant la presse nationale et internationale, ce mardi 26 octobre 2021, à l’Hôtel Memling de Kinshasa.

« Nous avons commencé par se mettre ensemble pour faire un état des lieux. Lorsqu’on veut avoir une stratégie, on doit savoir où l’on va, ensuite savoir faire un état des lieux et se projeter. Nous avons mis à contribution cette petite période de temps pour poser certains actes. », a déclaré le Directeur général de Congo Airways SA.

Nommé depuis le 15 juillet 2021 par l’arrêté signé par la Ministre du Portefeuille, le nouveau Comité directeur de Congo Airways s’est vu confier les commandes d’une compagnie nationale d’aviation dont l’audit de gestion a livré des signaux alarmants.

C’est en effet à la suite d’un rapport de l’Inspection générale des Finances (IGF) que l’ancienne équipe dirigeante a été mise à l’écart pour cause de mauvaise gestion.

Sans vouloir revenir sur les écueils retracés par l’IGF, le Directeur général de Congo Airways et tout son comité mettent le cap vers le changement.

« Ici nous avons trouvé une situation où les charges étaient un peu plus élevées. Qu’est-ce nous avons fait en 100 jours? Nous avons pris la décision de comprimer toutes les charges dans une stratégie qu’on appelle « le poste-équilibre » : tout ce qui est des coûts prohibitifs, nous essayons de fermer les robinets pour établir cet équilibre », a-t-il affirmé.

Et d’ajouter : « 100 jours, c’est beaucoup, mais c’est peu en même temps. Il y a beaucoup de progrès, mais le mal était très profond. »

Le Directeur Général Pascal Kasongo n’a pas manqué par ailleurs d’évoquer les pesanteurs qui minent le fonctionnement de Congo Airways.

D’après lui, le diagnostic opéré après le tableau peint par l’IGF permet d’énumérer les pesanteurs ci-après :

1° la pesanteur liée à la conception que les dirigeants se font de Congo Airways

A ce niveau, le Directeur Général de Congo Airways reconnaît que les dirigeants de la société nationale d’aviation se sont longtemps limités au carcan d’une entreprise publique, mais ils ont quelque peu négligé son volet d’entreprise commerciale en priorisant la qualité de leurs services, tout
aussi important pour sa
croissance.

Pascal Kasongo Mwema entend changer la donne quant à ce.

2° la deuxième pesanteur suite à un large éventail des charges trop élevées

A l’avènement de son Comité aux commandes de Congo Airways, Pascal Kasongo dit avoir décelé, en synergie avec les autres membres de l’équipe dirigeante, une balance de gestion en déséquilibre du fait des charges plus élevées que la production.

Ainsi, dans le but d’établir un équilibre entre les charges et la production de Congo Airways, il a été décidé la suppression de quelques unes de ces charges et la compression d’autres afin de réduire les dépenses sans retour sur investissement. Objectif :
maximiser les budgets financiers sur des facteurs prépondérants à la croissance financière de l’entreprise.

3° la troisième pesanteur liée à la crise sanitaire mondiale de Covid-19

La pandémie mondiale de Covid-19 a ralenti et suspendu les activités commerciales de toutes les compagnies aériennes du monde, y compris Congo Airways S.A.

Toutefois, le Directeur Général de Congo Airways est confiant en l’avenir.

« Face à toutes ces contraintes, nous devons trouver des solutions », indique-t-il.

La relance du secteur du transport aérien avec la réouverture des
aéroports et la reprise des vols nationaux et internationaux pourrait permettre à Congo Airways de rattraper ce manque à gagner.

4° la pesanteur en rapport avec les retards de vols

« Nous sommes conscients que ces dernières années, nous avons accumulé beaucoup de retards », dit-il.

Pascal Kasongo Mwema indique que des efforts sont multipliés en interne grâce à la mise en place d’un système de monitoring pour réduire fortement les retards.

Selon lui, certains retards peuvent se justifier par des raisons techniques, météorologiques ou encore des raisons protocolaires dues au déplacement de certaines autorités politico-administratives.

Patrick BOMBOKA

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