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Développement

Pauvreté dans les zones minières : les pistes de sortie suisses

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A l’initiative de l’ambassade de la fédération suisse en RD Congo, des acteurs-clés congolais du secteur minier (opérateur minier, société civile, autorité publique, creuseur artisanal, etc.) ont longue ment réfléchi sur les problèmes de l’extrême pauvreté des populations des régions riches en minerais de la RDC. En date du 4 décembre 2014, ils ont rendu publique une « note stratégique » qui révèle la meilleure manière de coopérer afin que les richesses minières du pays aient un impact positif et concret sur la sécurité humaine des populations vivant dans ces contrées.

En effet, ces experts ont édicté 41 recommandations réparties en trois axes principaux dont la p1anitcation stratégique d’une économie socialement responsable ; la création du contenu local et le développement de la classe moyenne ; et enfin, la bonne gouvernance minière. Concernant le premier panier lié à la planification stratégique, la préoccupation consiste à donner des pistes d’utilisation des flux financiers ‘du secteur minier pour assurer une économie saine et un développement durable. Dans le lot, ces experts ont prôné la création d’un plan national de développement, sur base de consultations au niveau local et provincial, dans lequel serait spécifié ‘le rôle des activités minières l’identification des opportunités dé partenariats public-privé dans le domaine des infrastructures à utilité économique ; le renforcement des zones économiques spéciales avec une fiscalité attractive ; la mise en place d’une politique d’incitations fiscales asymétriques pour assurer l’attractivité d’activités économiques connexes ou alternatives ; l’incitation des gouvernements provinciaux et locaux, ainsi que les entreprises, à s’inscrire dans la logique du plan de développement national etc.

Concernant la création de contenu local, les concepteurs de la « note stratégique » ont proposé l’augmentation de la création d’emplois au sein de collectivités dans les zones riches en minerais grâce à la sous-traitance, à la gestion du risque environnemental, à l’investissement’ des Congolais dans les activités de sous-traitance industrielle, et à la stimulation d’une filière d’acteurs locaux spécialisés en consultations des populations, à la sensibilisation sur la vocation des coopératives et/ou mutuelles minières à promouvoir la co-responsabilité et à la co-jouissance du travail collectif.

Enfin, au chapitre de bonne gouvernance minière, les experts sont tous d’avis qu’il faut rétablir l’autorité de l’Etat et mettre en place une police des mines efficientes; respecter les normes en matière de droits humains et d’environnement et renforcer la responsabilité sociale des entreprises ; renforcer la lutte contre l’exploitation et le commerce illicites des ressources naturelles ; rendre public le débat sur la rétrocession ; rendre opérationnelle la plateforme de suivi et du dialogue participatif, etc.

Somme toute, l’ambassadeur de Suisse en RDC, Jacques F. Gremaud, a salué la dynamique enclenchée par le «Réseau Mines Pro Population», mis en place sur fond d’une approche originale basée sur le dialogue multi-acteurs. Concrètement, ce réseau envisage plusieurs actions à l’avenir, notamment un lobbying auprès de la Commission de réforme du droit congolais, l’accompagnement des communautés de base dans des projets d’auto- prise en charge à impact durable, le débat sur l’arrêté ministériel relatif à la sous-traitance congolaise par le truchement des comités provinciaux de suivi, etc. LE PHARE

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