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RDC : 3 mai, journée de liberté de la presse célébrée en période pré- électorale!

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Cette 25ème célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse intervient à une période où le peuple congolais se prépare à aller aux élections. Une perspective qui soulève des débats et ce, dans un contexte très politisé. Le journaliste a un rôle crucial à jouer. Il est ainsi appelé à observer une certaine vigilance, à se mobiliser pour éradiquer la désintoxication, la désinformation.

A Kinshasa, cette journée est célébrée avec faste au cercle de Kinshasa. A l’occasion, les professionnels de médias, les ONG de défense de droits de journaliste et le ministre tutelle ont réfléchi autour du thème de l’année : Médias, justice, état de droit : les contrepoids du pouvoir.

Lambert Mende, ministre de la communication et médias, a conscientisé les professionnels de médias sur leur rôle.

”La presse n’est pas un électron libre. Elle est plutôt un accompagnateur du processus de démocratisation. Elle doit éviter d’être une caisse à résonance de politiciens”, a – t – il indiqué.

Profitant de la présence du ministre de médias, Kasonga Tshilunde, président de la corporation de journaliste l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) a lancé un appel solennel aux autorités pour doter les professionnels de médias des lois. Allusion faite à la loi d’accès à l’information, une loi qui concerne tout le monde et le journaliste compris. La deuxième loi, c’est celle axée sur la liberté de la presse ; une loi adoptée au Sénat mais bloquée à la chambre basse où les députés avaient exigé la fusion de deux lois.

Pour sa part, le secrétaire exécutif du journaliste en danger, JED, a dressé le tableau de la liberté de la presse en 2018. Selon Tshivis Tshivuadi, pas un seul journaliste en prison à l’heure actuelle alors que dès le début de l’année 34 cas étaient enregistrés.

Si l’on compare à l’année dernière à la même époque, il y a eu 56 cas, soit 22 cas en moins. Un point positif, selon JED, mais paradoxalement la RDC occupe toujours la 154ème place sur 180 pays prédateurs de la liberté de la presse.

A la base de ce mauvais classement, plusieurs maux parmi lesquels l’impunité dont jouissent les personnes identifiables ; la difficulté d’accéder à l’information ; la dérive d’éthique et déontologie. Tous ces facteurs justifient la mauvaise image que reflète le pays.

Pour sa part, l’UNESCO a salué les efforts des ONG de défense de droit de journalistes. Son directeur pays, Abdouramane Diallo, a rappelé “notre liberté dépend de la liberté de la presse et elle ne saurait être limitée sans être perdue”.

Il a par ailleurs, insisté sur le fait que l’idéal d’État de droit demande des citoyens bien informés, une transparence des décisions politiques, une pluralité de points de vue. Et, c’est aux médias sous toutes leurs formes que revient ce pouvoir de formation et d’information.

A RE(LIRE) : Didier Mumengi propose six réformes pour sauver la presse nationale !

La thématique retenue cette année par l’UNESCO invite justement à réfléchir aux rapports des médias a la justice et à l’Etat de droit. Elle invite également à examiner les nouveaux défis relatifs a la liberté de la presse en ligne. Cette célébration était aussi marquée par une table ronde organisée sur plusieurs thématiques, notamment le concept de journaliste engagé.

Nadine FULA & Esther LEMANDE (Stagiaire)

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