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RDC : 3,9 millions de personnes vivant dans les zones urbaines seront en besoin d’assistance alimentaire immédiate en 2021 (rapport)

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Trois millions neuf cent mille (3,9 millions) de personnes vivant dans les zones urbaines en République Démocratique du Congo seront en besoin d’assistance alimentaire immédiate pour la période allant du mois de février à décembre 2021.

C’est ce qu’indique un rapport conjoint publié au mois de mars dernier par le Programme Alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation (FAO).

Ces deux agences des Nations-Unies estiment que, pour la période projetée, sur un total de 21,7 millions de personnes vivant dans les zones urbaines analysées, 3,9 millions (18%) seront en besoin d’assistance immédiate dont 0,8 million (4%) en situation d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) et 3,1 millions (14%) en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC).

S’agissant des zones urbaines analysées, on s’attend à une légère amélioration de la situation avec la commune de Kimbanseke et la ville de Kindu qui passeraient de la situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) à une situation de Stress (Phase 2 de l’IPC).

Ainsi, d’après le rapport, on pourrait s’attendre à une diminution des populations en situation de Crise (Phase 3 de l’IPC) et Urgence (Phase 4 de l’IPC) dans la ville de Kananga, Mbuji-mayi, Kindu, Uvira et Gemena ; ainsi que dans les communes de Bandalungwa, Gombe, Kinshasa, Kimbanseke, Kitambo, Lingwala, Makala, Ngiri-Ngiri et N’sele.

Le même document renseigne que l’activité agricole proche de la normale devrait contribuer à la stabilité des prix des produits alimentaires et à l’accès des ménages à l’alimentation.

Les projections du PAM prévoient cette évolution. Toutefois, elles prévoient également une
tendance à la hausse du prix de la farine de manioc, notamment à Kinshasa, Gbadolite, Mbandaka, Kalemie, Mbuji-Mayi, et Kananga, et une situation d’alerte sur les prix du maïs à Kananga.

A Béni, le prix du blé pourrait aussi afficher une tendance à la hausse.

Sur la base de ces hypothèses, ce rapport indique également que pour la période d’août à décembre 2021, on pourrait s’attendre à une légère amélioration de la situation. Ainsi, il est projeté que 26,2 millions de personnes (soit 27% des 96,2 millions de personnes vivant dans les zones analysées) feront face à une insécurité alimentaire aiguë élevée (Phase 3 et 4 de l’IPC) contre 27,3 millions (28% de la population analysée) pour la période actuelle d’analyse.

Par ailleurs, plus de 5,6 millions (5,8% de la population analysée) sont susceptibles de se trouver en situation d’insécurité alimentaire d’Urgence (Phase 4 de l’IPC) contre 6,7 millions (6,96% de la population analysée) en Urgence (Phase 4 de l’IPC) dans la période d’analyse actuelle (février à juillet 2021).

Mitterrand MASAMUNA

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