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RDC : à l’initiative de la CORAP, des acteurs de la société civile du bassin du Congo en atelier pour définir un agenda commun sur l’énergie et le climat à présenter à la COP 27

Sur initiative de la Coalition des organisations de la société civile pour le suivi des réformes de l’action publique (CORAP), des acteurs de la société civile de la RDC, du Gabon et du Congo-Brazzaville sont en atelier depuis le lundi 25 octobre 2022 à Kinshasa pour définir un agenda commun sur l’énergie et le climat dans le bassin du Congo en faveur des communautés locales. Ledit agenda sera défendu à la COP 27 en novembre prochain.
Cet atelier réunissant plus de 50 organisations de la société civile est organisé avec la participation du ministère de l’Environnement et celui des Ressources hydraulique et de l’électricité.
Selon Emmanuel Musuyu, secrétaire exécutif de la CORAP, l’objectif de cette activité est de mettre ensemble les organisations de la société civile qui vont prendre part à la COP27, pour qu’elles définissent un point de vue commun sur l’énergie et le climat
« Ça tombe bien parce que nous sommes dans un contexte où la RDC est présentée comme étant pays-solution aux problèmes climatiques. Nous, en tant que société civile, nous avons pensé qu’il était important qu’on se réunisse pour réfléchir sur le contenu de ce que nous appelons pays-solution et sur les principes qu’il faudra mettre en avant-plan en ce qui concerne l’énergie et le climat. L’énergie fait partie des grands enjeux autour de toutes ces négociations sur les changements climatiques », a-t-il souligné.
Et d’ajouter : « Il y a plusieurs années, des décisions se prennent dans les discussions mais sur terrain il n’y a pas de résultats concrets. C’est pourquoi dans notre créneau, cette année, on veut arriver à pousser les autorités à prendre des décisions qui respectent les intérêts et avis des communautés locales pour qu’on aboutisse à ce que l’on appelle justice climatique », a-t-il dit.
Pour Emmanuel Musuyu, la société civile vise à affiner sa contribution aux débats sur la question climatique.
« Cette activité n’est pas organisée pour contredire les Gouvernements mais plutôt pour contribuer à ce qui doit être effectivement quand on considère la RDC comme pays-solution. Je suis très convaincu que les autorités ont besoin aussi de ces réflexions parce que dans la société civile il y a plusieurs profils qui se mettent ensemble pour proposer des solutions essentiellement sur l’énergie et le climat. », a-t-il renchéri.
Tout en félicitant les organisateurs pour ces assises qui donnent l’occasion aux futurs participants à la COP27 de pouvoir harmoniser leurs vues de manière à parler d’une seule voix en Égypte, l’un des participants de la Société civile de la province de TShopo Samuel Nyakese reste optimiste ,que ces assises produiront de bonnes idées de manière à ce que la RDC profite de sa position.
Au terme de cet atelier, les résolutions devraient être soumises aux Gouvernements des pays du Bassin du Congo.
Agnès KAYEMBE




















