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RDC : aide au développement, l’ODEP appelle le Gouvernement à mettre fin à « l’esclavage des partenaires néo-coloniaux »

Après près de 63 ans d’indépendance, la République Démocratique du Congo peine à mettre en place une véritable politique de développement économique et social malgré l’aide au développement des partenaires extérieurs.
Dans une étude publiée par l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), cette organisation de la société civile encourage vivement le Gouvernement congolais à opter pour un développement endogène pour répondre aux aspirations communes de la population congolaise.
« Opter pour un développement endogène, c’est faire en sorte que celui-ci réponde à des valeurs communes, à une inspiration cohérente, à des espoirs et des besoins partagés, où se reconnaît l’ensemble de la collectivité nationale, et qu’il puisse mobiliser ses volontés, ses énergies, ses imaginations rassemblées. C’est au regard de cette exigence que nous pourrons envisager le processus de modernisation et la maîtrise des savoir-faire modernes. Ce développement n’aura de sens que s’il renforce et fortifie la créativité sociale, il ne pourra réussir que s’il est assumé par des populations pleinement conscientes de sa nécessité, aptes à agir et décidées à le faire. Cela veut dire qu’il faudra parier sur l’homme et ses possibilités, lui donner des raisons de vouloir aller de l’avant, de moduler les innovations technologiques, sociales, politiques, culturelles de sorte qu’elles soient à chaque étape, assumées par la population elle-même et vécue par elle comme un dépassement créateur et bénéfique. », soutient l’ODEP.
Pour cette structure, la République Démocratique du Congo doit plutôt recourir à l’importation des inputs nécessaires à l’accélération de son développement (équipement, énergie, certaines matières premières) plutôt que d’avoir la main tendue vers l’extérieur.
« Le développement endogène, même s’il exige de compter d’abord sur ses propres forces, n’a rien à voir avec l’autarcie. Le pays se doit de recourir à l’importation des inputs nécessaires à l’accélération de son développement (équipement, énergie, certaines matières premières). Les échanges avec les occidentaux restent nécessaires mais doivent être qualitatifs »,.
D’après cet étude publiée par l’ODEP, pour permettre le décollage du développement de la RDC, il va falloir développer l’autonomie collective avec les pays de l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie, le Moyen Orient en agissant dans deux directions :
1) L’entraide mutuelle (échange des matières premières, en évitant plusieurs
intermédiaires);
2) Contrôle national de l’exploitation des ressources naturelles.
L’ODEP suggère également que les exportations soient réduites au niveau des importations exigées par la stratégie interne du développement endogène.
Mitterrand MASAMUNA
















