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RDC : ANSER se lance dans la réflexion pour définir la politique d’électrification du pays

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L’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) a organisé une matinée de réflexion sur la qualification et de la délimitation du périmètre périurbain dans l’optique de définir la politique l’électrification de la République Démocratique du Congo sur la compréhension du périmètre « périurbain ».

Au cours cette matinée de réflexion, plusieurs intervenants sont venus de différents secteurs notamment les experts de l’Aménagement du Territoire, les représentants de la Société civile, les représentants du ministère de l’Industrie, les représentants de la SNEL, les représentants du secteur de l’Urbanisme et Habitat, et les représentants de l’Institut national de la statistique (INS).

Les discussions entre les parties prenantes au cours de ces assises ont permis à ANSER de se faire une idée claire de ce qui constitue son champ d’action.

À l’issue de ces travaux, Soraya Aziz Souleymane, la chargée de communication et partenariat de ANSER a indiqué que cette matinée avait pour objectif principal de définir clairement ce que l’on peut considérer comme « un milieu périurbain ».

« Nous avons appelé cette activité « matinée de réflexion » pour définir exactement qu’est-ce que c’est un milieu périurbain. Sur le plan de la loi nous savons qu’un milieu périurbain est un milieu qui n’est ni rural ni urbain, il se situe entre les deux. Mais il était plus question de savoir à quel niveau il se situe. Est-ce que c’est entre les deux géographiquement ? Ou c’était entre les deux qu’il se situe profondément ? Est-ce que c’est par rapport aux infrastructures ? Parce qu’il y a des villes en RDC qui sont urbanisées et non viabilisées? C’est toutes ces questions qui ont fait l’objet de cette matinée de réflexion organisée par l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain ( ANSER) », a-t-elle expliqué.

D’après elle, ces assises ont permis de dégager un critérium sur ce qui est réellement un milieu périurbain c’est-à-dire tout ce qui ne fait pas partie de 36 villes du pays sont considérées comme soit rural ou encore périurbain.

Elle a également indiqué que même ces villes qui sont considérées comme villes par la loi congolaise, mais n’ayant pas une viabilité ou n’ayant pas été urbanisées peuvent toujours bénéficier de l’accompagnement de ANSER.

La Loi du pays reconnaît à l’ANSER 23 missions. Mais ces 23 missions peuvent être résumées en quelques termes notamment le niveau de planification, le niveau de programmation, qui nécessite la rédaction des projets et le niveau d’exécution qui amène ANSER sur le terrain pour implémenter ces projets.

De ce fait, l’implémentation se fait avec des agences qui œuvrent dans l’implémentation des projets liés à l’électrification notamment la SNEL ou autres opérateurs et après il y a le suivi et l’évaluation pour s’assurer le niveau d’exécution du projet.

Il y a lieu de noter que cette Agence a déjà lancé quelques projets pilotes en attendant la finalisation de ses stratégies pour l’électrification de la République Démocratique du Congo.

D’aucuns se posent la question de savoir si l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) ne vient pas remplacer la mission de la SNEL ? Sur cette question, il a été démontré que la SNEL étant devenue une société commerciale, elle ne définit plus la politique de l’électrification, elle ne planifie plus l’électrification du pays.

« La SNEL est un opérateur. C’est vrai que 100% des actions de la SNEL sont détenues par l’État congolais et puis la SNEL est le plus grand et le plus ancien opérateur mais en réalité la SNEL ne définit plus la politique de la politique de l’électrification, elle ne planifie plus l’électrification du pays. Ce sont des missions qui sont dévolues à ANSER », a expliqué Soraya Aziz Souleymane, la chargée de communication et partenariat de ANSER.

En outre, elle fait savoir que c’est pour clarifier et aplanir les divergences persistantes dans la compréhension interinstitutionnelle de ce terme que ANSER, en collaboration avec d’autres parties prenantes, se tient autour de la table pour faire la lumière sur cette question.

En définitive, c’est de cette délimitation que découlera la politique d’électrification de différentes zones prédéfinies.

Il a été en effet relevé que le taux de l’électrification de la République Démocratique varie entre 9 à 15 %.

Ainsi, ANSER envisage d’électrifier 30 % du territoire national à l’horizon 2023.

Mitterrand MASAMUNA

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