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RDC : après 4 ans de recherche-action, Enabel présente les résultats de son programme de lutte contre les violences sexuelles

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Dans le cadre de la coopération bilatérale RDC-Belgique, un programme de lutte contre les violences sexuelles (PLVS) a été mis en œuvre avec l’agence belge de développement (Enabel).

Une recherche-action a été initiée dans une dynamique de réduction des violences à travers la prévention, la lutte contre l’impunité et la prise en charge holistique.

Les résultats de cette recherche ont été présentés, ce jeudi 23 mars 2023, à Kinshasa au cours d’un séminaire de vulgarisation sur l’amélioration de la prise en charge des victimes des violences. Ce, en collaboration avec le ministère du Genre, Famille et Enfant de la République Démocratique du Congo.

Le programme de lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre est financé par la Belgique à hauteur de 10 millions USD. Il propose trois axes dont la prise en charge holistique, le changement de comportement et la lutte contre l’impunité pour faire face aux violences sexuelles en République Démocratique du Congo (RDC).

D’après le Chef de projet programme de lutte contre les violences sexuelles (PLVS), Édouard Konnat, qui a présenté le travail réalisé par son équipe, ce séminaire est avant tout la présentation des produits de réflexion de quatre années de travail.

« Ce séminaire est avant tout la présentation de produits de réflexion de quatre années de travail. C’est ce produit que nous présentons aux différents acteurs du secteur. L’important pour nous, c’est de recueillir les avis de différents acteurs concernés par cette thématique, de pouvoir en tenir compte pour faire le plaidoyer en vue d’améliorer les différentes pratiques en matière de lutte contre les violences sexuelles.

Cette recherche-action a permis de bien voir que les violences sexuelles sont certes universelles. Elles se produisent partout de la même manière mais les contextes dans lesquels elles se déroulent diffèrent d’un environnement à un autre. La situation qui préside à la violence sexuelle donne lieu à une prise en charge toute particulière. Nous croyons qu’avec ces trois axes majeurs, on pourra aboutir à l’éradication des violences sexuelles et de leurs impacts. », a indiqué Édouard Konna.

Pour lui, l’idée de cette recherche est de contribuer à la lutte contre les violences sexuelles, en travaillant sur trois axes majeurs.

Réalisations de cette recherche en chiffres

Depuis le début de ce programme, Édouard Konnat a indiqué que plusieurs actions ont été réalisées dont : 5 611 SVS pris en charge; 2 618 cas engagés en justice; +6 900 victimes et proches des victimes accompagnés psychologiquement; 246 personnels de santé formés à la prise en médicale; 307 agents de changement membres de la communauté formés; 65 assistants sociaux formés au soutien psychosocial des familles d’accueil transitoires formées pour accueillir des survivantes; 150 survivantes réinsérer (familles, écoles, formation professionnelle).

Pour la représentante d’Enabel en RDC, ces résultats sont une consécration de près de quatre (4) ans de travail des équipes de cette agence, mais aussi de l’Université de Louvain, de Kisangani, l’équipe de Centrale Alwaleed et l’équipe d’acteurs pluridisciplinaires.

« Nous sommes ici dans le cadre du programme de lutte contre les violences sexuelles financé par la Belgique dont M. Édouard Konnat est le Chef de projet. Nous sommes ici pour présenter le protocole de prise en charge multisectorielle pour les personnes victimes des violences sexuelles. Protocole élaboré suite à quatre années de recherche-action avec un ensemble des partenaires sur la ville de Kisangani. En tant que Belgique, nous sommes très fiers de la qualité du travail réalisé par différents partenaires. Quatre (4) ans de recherche-action dans le cadre de notre programme de lutte contre les violences sexuelles. Nous parlons fréquemment des violences dans les zones des conflits. Or, la majorité des cas de violences ne sont pas en zones de conflit. Le travail qui était mené s’est focalisé dans la province de la Tshopo en ville de Kisangani. Il a abouti à un protocole intégré de prise en charge multisectorielle.
Ce rapport respecte les normes nationales. Grâce à ce protocole, nous souhaitons améliorer la qualité de la prise en charge des victimes, que cette prise en charge soit meilleure et plus efficace. », a dit la représentante de l’agence belge de développement.

Pour sa part, la représentante de la Ministre de Genre, Famille et Enfant a indiqué que les recommandations de ces travaux devraient contribuer à la révision des lois sur les violences sexuelles, l’accessibilité à la justice ainsi que l’appropriation par tous les ministres sectoriels.

« Au regard des objectifs assignés au présent séminaire, qui sont basés sur la capitalisation et la dissémination de l’approche recherche-action du programme de lutte contre les violences sexuelles pour un protocole unique de prise en charge multisectorielle, la visibilité de l’action d’Enabel, de l’Université de Kisangani, de l’Université de Louvain, de l’Université de Gand, dans le domaine de la lutte contre les violences basées sur genres. », a-t-elle souligné.

Rappelons que ce séminaire s’est tenu en deux jours. Le premier jour s’est appesanti sur un panel thématique autour de la reconnaissance du psychologue comme personnel soignant et leur intégration dans le FOSA, les effets néfastes de la loi sur les violences sexuelles, l’accessibilité à la justice. Le deuxième jour est consacré à une séance de travail avec les experts de chaque ministère (Santé, Genre et Famille, Affaires sociales et Justice).

Mitterand Masamuna

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