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RDC : BCC, la team Malangu Kabedi face aux nouveaux défis

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Après la cérémonie de remise et reprise entre le sortant Deogratias Mutombo et l’entrant Malangu Kabedi Mbuyi, le nouveau staff dirigeant de la Banque centrale du Congo (BCC) est déjà à l’œuvre depuis le lundi 19 juillet 2021.

Fille maison, Malangu Kabedi devra faire face à plusieurs défis, principalement la pérennisation de la stabilité monétaire. Une tâche qui peut paraître difficile mais pas impossible, surtout quand on sait que les vice-gouverneurs qui accompagnent l’actuelle Gouverneure de la BCC sont aussi braves. Et le ministre de Finances, Nicolas Kazadi y croit.

« Les défis à relever sont importants. Tout en respectant l’indépendance constitutionnelle de la Banque centrale du Congo (BCC), il est néanmoins important de mentionner que plus il y aura de l’indépendance de la BCC, plus nous aurons une BCC davantage rigoureuse dans sa gestion, dans le maintien de son équilibre interne et dans son rôle d’approfondissement du système financier du pays », a déclaré Nicolas kazadi.

Parmi les défis à relever, le ministre des Finances a mentionné notamment la nécessité de consolider la stabilité du franc congolais sur le marché de changes. Par ricochet, une attention devra donc être focalisée sur la lutte contre la dollarisation de l’économie congolaise.

En ce qui concerne la dédollarisation de l’économie congolaise, la Gouverneure de la BCC apportera certainement des recettes efficaces, étant donné qu’elle est une habituée des questions monétaires. Une expertise utile pour l’Institut d’émission.

Néanmoins, plusieurs spécialistes s’accordent sur le fait que la RDC n’est pas une économie totalement dollarisée. Si dollarisation de l’économie il y a, celle-ci est donc partielle, d’autant plus que deux monnaies circulent concomitamment : le franc congolais et le dollar américain.

En RDC, la dollarisation tire ses origines de la décennie sombre des années 1990, marquée par la dégradation des indicateurs macroéconomiques et l’hyperinflation accompagnée d’un niveau de dépréciation très élevé.

Pour se prémunir, les congolais ont donc trouvé refuge dans d’autres devises, en l’occurrence le dollar américain.

Les spécialistes affirment que pour dédollariser l’économie congolaise, il faut réussir à la stabiliser de manière durable.

Parmi les méthodes fortes devant permettre de lutter contre la dollarisation, il faudra obtenir à ce que toutes les charges fiscales soient payées en franc congolais.

Transparence dans les opérations

Malangu Kabedi et son équipe doivent également renforcer la transparence dans toutes les opérations bancaires, particulièrement dans la comptabilisation des opérations de Trésor.

En ce qui concerne la transparence, il faut noter que le rôle et le mandat des banques centrales sont devenus plus étendus et plus complexes depuis la crise financière mondiale de 2008. Et du fait de la nature non conventionnelle et de l’ampleur croissante de leurs interventions tel qu’observé de nouveau durant la pandémie de Covid-19, les banques centrales font l’objet d’une surveillance beaucoup plus étroite.

Dans cette optique, la BCC doit faire preuve de plus de transparence et rendre davantage des comptes pour conserver la confiance du public, préserver leur indépendance et renforcer l’efficacité de leur action.

Le FMI a élaboré un code pour la transparence des banques centrales afin d’aider les pays membres à répondre à ces exigences et d’accroître la confiance et le soutien qui est accordé aux banques centrales.

Ce code vise à favoriser une communication plus efficace entre les banques centrales et leurs diverses parties prenantes, en réduisant l’incertitude et en contribuant à la prise de décisions plus judicieuses.

Poursuivre les réformes

Il est également utile que la team Malangu Kabedi mette en œuvre des réformes critiques visant l’amélioration de la gouvernance de l’Institut d’émission ainsi que la conduite de la politique monétaire.

A ce sujet, il faut noter que la BCC est en pleine mutation, avec des réformes structurelles en quasi-permanence, qui portent sur plusieurs domaines. Il s’agit notamment de la gouvernance de la banque, le cadre opérationnel, l’approfondissement du marché financier, les différents cadres réglementaires régissant les établissements financiers, etc.

De ce point de vue, tel que l’a conseillé Deogratias Mutombo à son successeur, « il est important de poursuivre ces reformes pour obtenir une banque centrale financièrement solide et autonome, une BCC aux capacités organisationnelles qui soient à même de contribuer à la stabilité financière, au financement de l’économie pour l’émergence de notre pays. »

Olivier KAFORO

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