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RDC : Didier Mumengi propose six réformes pour sauver la presse nationale !

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L’écrivain Didier Mumengi a proposé six réformes structurelles de base pour sauver la presse nationale. Dans son récent ouvrage «Le livre bleu», c’est le 27ème des 34 projets décisifs pour bâtir le nouveau Congo. En cette journée mondiale de la liberté de la presse, Zoom Eco revient sur ces idées de l’auteur pour enrichir le débat sur le future presse congolaise.

Didier Mumengi part du constat selon lequel : la presse congolaise est en danger de disparition. Tous les indicateurs, tous les rapports publiés ces dernières années et tous les acteurs de la profession le confirment.

Pour juguler cette crise profonde aux effets désormais cumulatif, le libre penseur du mouvement To sekwa (ndlr. Ressuscitons) a préconisé les six réformes ci-dessous :

La première vise «l’adoption d’une Loi portant abonnement d’Etat pour la presse nationale». Celle-ci est une réponse aux limites du modèle économique actuel du fonctionnement de la presse locale tant qu’elle permet de faire accroître les recettes commerciales, d’améliorer les indicateurs de rentabilité économique de la production médiatique nationale et de participer à la modernisation de l’outil de production technique des organes de presse du pays.

La deuxième préconise «un Nouveau périmètre économique pour la presse». D’après Didier Mumengi, il sera question d’envisager de nouveaux «business models» dont la mission consistera à développer la valeur de la presse nationale autour de produits qui.dépassent l’offre médiatique classique, pour ouvrir un champ économique plus vaste que celui du métier de base de la presse.

La troisième prévoit «la construction d’un environnement économique propice et spécifique aux activités des entreprises de presse». Cela passe notamment par l’aide directe de l’Etat à la presse à travers les magasins hors taxes et les imprimeries de l’Etat ; l’aide indirecte de l’Etat à la presse à travers un protocole d’allègement des charges de télécommunications pour la presse ; le régime l’abattement fiscal particulier pour la presse ; la convention des tarifs spéciaux de transport pour la presse ; et le régime des privilèges, des immunités et des facilités en.faveur des professionnels des médias, du dédouanement à la circulation.

La quatrième vise «l’instauration d’une nouvelle économie de l’information pour des nouvelles missions d’information». L’objectif étant d’asseoir une presse professionnelle, responsable, citoyenne, patriotique, … Bref, une presse véritablement «quatrième pouvoir» et «chien de garde des valeurs de la société congolaise».

La cinquième prévoit «des changements radicaux pour deux objectifs majeurs». D’abord, dépénaliser et déprisonner les délits de presse pour renforcer me serment éthique du journaliste, optimaliser son devoir de responsabilité et permettre à la démocratie congolaise d’accéder à la maturité. Ensuite, mettre en place une instance d’autorégulation suffisamment fédératrice pour assurer l’autocontrôle inter-corporation, en toute responsabilité, dans la mesure où l’activité journalistique exige indépendance et liberté.

Enfin, la sixième préconise «les 12 projets de la nouvelle ère de la liberté de presse en RDC». Dans le lot, la réglementation des médias électroniques, les droits d’auteur sur les œuvres journalistiques, la réglementation des messages publicitaires et l’adoption du régime fiscal spécial pour la presse.

Zoom Eco entend poursuivre le décryptage des aspects économiques et financiers de ces 34 projets novateurs pour le Congo à partir de ce lundi 7 mai 2018.

Eric TSHIKUMA | Zoom Eco

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