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RDC : emplois touchés par la Covid-19, la revue « Congo Challenge » préconise la stabilité du cadre macroéconomique et la faveur fiscale

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A l’issue d’une étude intitulée « Impact de la Covid-19 sur le marché du travail en République Démocratique du Congo », la revue Congo Challenge démontre l’incidence négative du choc sanitaire sur le marché du travail en République Démocratique du Congo (RDC).

Ainsi, la stabilité du cadre macroéconomique et la faveur fiscale constituent, selon l’étude, les principales clés pour libérer le secteur de l’emploi.

Du point de vue macroéconomique, les experts estiment que « le Gouvernement ne peut limiter cet impact néfaste que si, d’une part, la stabilité du cadre macroéconomique est garantie, et d’autre part, les différents facteurs menaçant la création des emplois – tels que les troubles sécuritaires et socio-politiques – sont maîtrisés ».

Vu sous un angle microéconomique, Congo Challenge estime que les autorités politiques devront accorder des faveurs fiscales aux entreprises évoluant dans les secteurs les plus touchés par le choc, afin de leur permettre d’assainir leur trésorerie pour les encourager à accroître la main-d’œuvre employée dans le processus de production.

Il faut noter que l’analyse macroéconomique présentée dans l’étude a été réalisée sur base des simulations d’un modèle d’équilibre général calculable.

Les résultats révèlent que le choc sanitaire et économique a renforcé le déséquilibre entre l’offre et la demande du facteur « travail ».

Selon l’étude, ce déséquilibre est caractérisé par la baisse du niveau d’absorption de la main-d’œuvre, face à une progression quasi-constante du nombre d’actifs sur le marché du travail.

Les experts renseignent que le taux d’emploi s’est considérablement rétréci, jusqu’à se situer autour de 50% après le choc pandémique, pendant que le taux d’activité s’est structurellement maintenu au-dessus de la barre de 60%.

Le gap de 12,79% qui en résulte, soutient-on, représente ce qu’on peut appeler « l’effet Covid », lequel s’évalue à 6,56%, après avoir réduit l’écart préexistant de 6,23%. Ceci traduit l’accentuation de l’excédent de l’offre par rapport à la demande sur le marché du travail à cause du choc sanitaire.

Parmi les facteurs explicatifs de cet « effet Covid », il y a lieu de mentionner la fermeture de plus de 40% des entreprises privées, à la suite des mesures de riposte levées par les pouvoirs publics. Ces entreprises évoluaient pour la plupart dans les secteurs de l’Industrie manufacturière ; Bâtiments et Travaux publics ; et Commerce et Services marchands.

« On comprend donc que la fermeture de ces entreprises a causé la baisse de la demande locale de la main-d’œuvre, réduisant ainsi le volume de l’emploi total, et aggravant le déséquilibre qui existait déjà sur le marché du travail », notent les experts de la revue « Congo Challenge ».

Quant aux perspectives économiques du pays pour l’année 2022, la revue « Congo Challenge » estime qu’elles sont assez favorables et, toutes choses restant égales par ailleurs, l’emploi total devrait s’établir à près de 30 millions d’unités, soit une croissance approximative de 2,6% par rapport à la population active.

L’étude soutient que ces prévisions ne peuvent se concrétiser que si le cadre macroéconomique du pays reste stable, sinon le volume de l’emploi se contractera à nouveau en dessous du niveau actuel.

Au-delà de la situation macroéconomique, la recrudescence de la pandémie, les troubles sécuritaires et sociopolitiques, la chute des prix des matières premières ou la diminution de la demande mondiale de minéraux sont aussi d’autres facteurs de risque qui menacent la création des emplois en RDC.

Olivier KAFORO

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