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RDC: Fin de la crise de maïs dans l’ex. Katanga, quatre mesures à observer

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RDC: Fin de la crise de maïs dans l’ex. Katanga, quatre mesures à observer 1

Encourager les opérateurs économiques à inonder les marchés locaux, faciliter l’évacuation du maïs vers les centres de consommations, soutenir la campagne agricole et négocier avec le gouvernement zambien pour lever l’interdiction d’exportation de cette denrée vers la RDC …voilà, en substance, les quatre mesures qui ont visiblement été prises par le gouvernement pour résorber la crise de la farine de maïs dans cette partie du pays !


La réunion tripartite Gouvernement central, Gouvernement provincial et Fédération des entreprises du Congo (FEC) tenue mardi dernier à Lubumbashi dans la province du Haut- Katanga, a le mérite d’avoir bien cerner les causes de cette pénurie et à envisager des mesures à court, à moyen et à long terme.

Leur application urgente a commencé à produire des effets dès le mercredi 13 avril dernier avec l’arrivée des premiers camions des maïs à Lubumbashi par exemple en provenance des localités situées dans un rayon de 300 km de cette ville. Conséquence directe, le prix du sac qui se négocié à 30 000 francs congolais a terminé la semaine à 19 000 francs congolais.

Encourager l’inondation des marchés locaux

Au plus urgent, il était question que l’exécutif national facilite le cadre commercial qui permette aux entrepreneurs d’acheminer en toute diligence cette denrée alimentaire dans les villes qui connaissent la pénurie.

« La situation est redevenue normale grâce à l’apport des opérateurs économiques qui ont mis sur le marché une quantité importante de cette denrée. La crise de ce produit sur le marché est résolue », a indiqué le Ministre de la Santé publique faisant partie de la délégation gouvernementale en mission dans l’ex. Katanga.

Il y a lieu d’indiquer que la Banque Centrale du Congo s’était résolue d’apporter une caution souveraine afin de couvrir les banques commerciales qui vont pleinement financer les opérateurs économiques pour l’achat d’une bonne quantité des maïs auprès des fournisseurs disponibles.

Faciliter l’acheminement vers les consommateurs

L’ouverture des routes de desserte agricole proposée par le Gouverneur de la province du Haut Katanga, Jean Claude Kazembe, est d’une nécessité impérieuse pour faciliter l’évacuation des produits agricoles des centres de production vers les centres de consommation. Allusion faite notamment de routes de Kabalo, Nyunzu et Kabongo. Ces voies nécessitent d’importants travaux afin de faciliter leur praticabilité.

Aussi, faut – il ajouter, la reprise du trafic par la société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC). A en croire Emile Christophe Mota, cette société va appliquer un prix préférentiel en faveur des opérateurs économiques.

« Nous avons obtenu pour les opérateurs économiques un taux de transport préférentiel qui est de 0,15 dollars par tonne-kilomètre. Ce qui fait que le maïs peut arriver à Lubumbashi à un prix très favorable », a assuré le ministre de l’Agriculture.

Emile Christophe Mota participait samedi dernier à la 5ème édition du Centre ARUPE dont le thème portait sur « les impacts de la sècheresse actuelle en Afrique Australe sur la sécurité alimentaire en RDC, cas du Grand Katanga ».

Soutien de la campagne agricole

Il s’agit d’une solution locale efficace à moyen et long terme devant prévenir les probables prochaines crises du maïs dans cette partie de la RDC. Selon la Chambre agricole de la FEC, il existe de centaines d’agriculteurs autour des grandes zones minières qui sont confrontés à des qui les empêchent à inonder les marchés.

Il s’agit prioritairement du coût de production de la tonne de maïs qui s’élève à environs 360 dollars alors qu’elle se vend à 250 dollars américains. Ces espèrent que l’engagement pris par le gouvernement d’appuyer la prochaine campagne agricole soit tenue.

En attendant des solutions exigeant des millions des dollars comme le parc agro-industriel de Bukangalonzo dans l’ex. Katanga, il y a urgence et nécessité pour que l’action du gouvernement soit focalisée sur le soutien de cette initiative afin de réussir à renverser ce paradoxe existant entre la nature généreuse en flore et en hydrographie du Grand Katanga et la crise de la farine de maïs que connaît actuellement cette partie du pays.

Négocier l’importation de la Zambie

La  tripartite qui s’est réunie mardi dernier a décidé de l’envoi d’une commission en Zambie afin de négocier avec les autorités de ce pays pour la levée de la mesure d’interdiction d’exportation de la farine des maïs vers la RDC.

Au niveau de l’importation, la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) / Katanga rassure que quatre mille tonnes de la farine de maïs commandées en Afrique australe sont attendues dans les prochains jours à Lubumbashi  et le gouvernement congolais s’est engagé à accorder des facilités à l’importation.

Au demeurant, si la crise est passée, cela exige que l’ensemble de ces mesures soit observé avec rigueur. Aussi, faudrait – il qu’un plan d’actions clair, chronogrammé et chiffré sur les investissements en infrastructures rurales (routes et électricité). Ce qui contribuera grandement  au développement de l’agriculture et à la réduction de la pauvreté. Le possible est aussi congolais !

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