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RDC: grâce aux espaces Wi-fi dans les écoles à travers 5 provinces, l’ARPTC facilite l’accès aux contenus éducatifs de qualité

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L’Autorité de Régulation de la Poste et Télécommunications (ARPTC) s’est engagée à accompagner les ministères de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPST), et celui de l’Enseignement supérieur (ESU) en mettant à disposition 500 sites Wi-fi dans 5 provinces de la République Démocratique du Congo. Objectif : faciliter aux apprenants l’accès aux contenus éducatifs proposés par des plateformes numériques oeuvrant en République Démocratique du Congo.
En effet, les ministères des Postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication (PTNTIC), de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) et de l’Enseignement primaire secondaire et technique (EPST), ont développé un projet avec la plateforme éducative numérique Schoolap en vue d’interconnecter toutes les entités éducatives en République Démocratique du Congo.

L’accès à Internet aux écoles et universités a pour avantage de contribuer à réduire la fracture numérique dans ces milieux éducatifs.

D’après les services de l’ARPTC, ce projet qui s’appelle SINTED (Système d’interconnection des entités éducatives) va commencer avec la connexion Internet sur 500 sites déjà équipés, disséminés à ce jour dans cinq (5) provinces pilotes, ayant pour ambition de s’étendre à travers toute la République.

Le projet SINTED offre de belles perspectives, estime l’ARPTC, pour rehausser la qualité de l’enseignement en République Démocratique du Congo.
A cet effet, l’Autorité de régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC), a concouru à l’installation de 500 sites pilotes, et des équipements ont été déployés dans 326 établissements scolaires.

Sur le point opérationnel, ils sont répartis dans un premier temps sur 5 provinces, à savoir Kinshasa, Kwilu, Lualaba, Nord-Kivu et Haut-Katanga.

A Kinshasa, la capitale de la RDC, 113 écoles ont été servies en 2020, avec en tête de liste le Complexe scolaire Abbé Angus (26 février 2020) et en dernier lieu l’école Mission Ngaliema 1 (17 décembre 2020).

Selon les sources proches du dossier, le Kwilu est le mieux loti avec 186 sites équipés entre le 24 novembre 2020 (le ministère de l’EPST) et le 26 février 2021 (ISP Idiofa) ; le Nord-Kivu en possède 13, talonné par le Lualaba qui en a 12, et le Haut-Katanga vient en dernière position pour l’heure avec 2 écoles, les Complexes scolaires Rhode et Cyky.

Les statistiques démontrent que plus d’un million d’élèves seront concernés, dans l’ensemble, par ce service disponible grâce au RAM, à travers le déploiement d’un accès gratuit à Internet. Accès qui, au départ, était payant avant l’arrivée du Projet SINTED.

L’immense potentiel de ce service peut se vérifier dans l’amélioration de la qualité de l’éducation qui, on le sait, est l’un des piliers du développement durable.

Il convient de noter que l’accès à Internet que procure le RAM équivaut à l’accès à plusieurs données : manuels scolaires, syllabus et divers contenus éducatifs. En somme, une mine d’informations, de connaissances et de ressources éducatives, mises à disposition des enseignants et des apprenants.

Pour ce faire, les élèves et étudiants orientés par leurs enseignants vers de nombreuses sources de contenus peuvent développer leurs compétences de recherche quitte à explorer eux-mêmes les données disponibles en ligne.

Dès lors, les possibilités d’apprentissage dans et au-delà de la salle de classe et des auditoires seront accrues, soutient l’ARPTC.

Il est indéniable que, à la différence de l’enseignement traditionnel, Internet ouvre l’accès à un plus large éventail de données pour l’enseignement et l’apprentissage.

La large gamme de données et la qualité du matériel ainsi disponible va compléter valablement les programmes. Ils seront enrichis à souhait : les enseignants se servent du matériel en ligne pour préparer les leçons, et les étudiants de leur côté élargissent leur gamme d’apprentissage.

Grâce aux méthodes d’enseignement interactives, soutenues par Internet, les enseignants peuvent accorder plus d’attention aux besoins individuels des élèves de sorte qu’ils pourront corriger les inégalités dans l’éducation des filles et des femmes, par exemple. Il va sans dire que l’apport du RAM vaut un sacré pesant d’or dans le secteur de l’éducation en République Démocratique du Congo.

Signalons par ailleurs que l’ARPTC va également donner l’accès à Internet aux administrateurs de l’éducation, particulièrement dans le Kwilu afin de réduire le coût de l’enseignement et améliorer la qualité des écoles et des Universités.

Les écoles ne seront donc pas les seules à bénéficier de cette avancée ou ces facilités.

Ainsi, certaines administrations locales internes se trouvent également pourvues, principalement au Kwilu. Il s’agit notamment du Ministère provincial de l’Enseignement (EPST/Kwilu), sa Division provinciale, la Coordination provinciale de l’Eglise catholique et l’Inspection provinciale l’Enseignement (IPP). Elles ont d’ailleurs eu la primeur dans la province, à savoir que les installations y ont été opérées respectivement entre le 24 et le 27 novembre 2020.

Explorer les opportunités pour améliorer les résultats

Pour l’ARPTC, cet accès à Internet qu’elle offre permet désormais aux pédagogues d’explorer les opportunités mais aussi de découvrir de nouvelles façons d’en faire usage pour améliorer les résultats de l’éducation.

Tel que le souligne la Commission sur le développement durable, le défi consiste à « aider les enseignants et les élèves à utiliser les nouvelles technologies ». Ce, d’une manière pertinente, permanente et authentique, de sorte à « améliorer réellement l’éducation et favoriser les connaissances et les compétences nécessaires à l’apprentissage tout au long de la vie ».

C’est seulement parce que l’ARPTC le dispose gratuitement que l’accès à Internet est significatif pour les écoles et les particuliers, les enseignants et les étudiants en leur offrant la latitude d’acquérir la culture numérique et d’autres compétences nécessaires pour en tirer le meilleur parti. Reste donc aux enseignants et étudiants d’y trouver maintenant des données qui soient localement pertinentes afin de les utiliser à bon escient.

Il est établi que Internet ne répond certes pas à tous les défis posés par l’éducation mais il permet de résoudre plusieurs problèmes. Et, son succès dans l’éducation serait mesurable au travers des résultats scolaires.

Dans ce cas, l’on saurait alors remarquer l’amélioration des résultats des étudiants, les opportunités d’emploi qu’il engendrera et sa contribution au développement national.

L’apport manifeste de l’ARPTC témoigne de l’importance de l’investissement dans l’infrastructure, les compétences et l’entrepreneuriat. A cela s’ajoute la gouvernance de soutien pour l’écosystème Internet.

Il y a lieu de relever que sous d’autres cieux, l’expérience a démontré que de meilleurs résultats peuvent être obtenus grâce à la coopération entre les parties prenantes.

Il revient en tout état de cause au Gouvernement de la République de s’allier aux experts techniques et commerciaux d’Internet ainsi qu’aux spécialistes sectoriels, à l’instar des enseignants et administrateurs de l’éducation pour en tirer le meilleur profit.

Patrick BOMBOKA

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