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RDC : Greenpeace Afrique réitère son opposition aux appels d’offres lancés pour exploitation de blocs pétroliers et gaziers

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RDC Greenpeace Afrique réitère son opposition aux appels doffres lancés pour exploitation de blocs pétroliers et gaziers

Les Organisations non gouvernementales du secteur environnemental ne baissent pas le bras face aux appels d’offres lancés par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) afin d’exploiter vingt-sept blocs pétroliers et trois gaziers à travers le pays.

La dernière à hausser le ton n’est autre que Greenpeace Afrique, une section de l’ONG Greenpeace basée en Angleterre.

Au cours d’une conférence de presse tenue le jeudi 29 septembre 2022 à Kinshasa, la responsable de la campagne forêt de Greenpeace/RDC, Irène Wabiwa, a fustigé le comportement des responsables du Gouvernement congolais, qui, selon elle, vise à fouler aux pieds les règles établies dans le domaine du respect de l’écosystème.

« L’appel d’offres de blocs pétroliers et gaziers de la RDC est une contradiction flagrante avec la prétention du Gouvernement d’être un pays-solution à la crise climatique. Ce rapport montre comment il expose le peuple congolais à la corruption, à la violence, à la maladie et à la pauvreté qui accompagnent inévitablement la malédiction du pétrole ainsi qu’aux périls des crises climatiques et naturelle. », a-t-elle fustigé.

Dans son rapport intitulé « Nous gardons nos forêts, vous gardez vos dollars », Greenpeace Afrique recommande entre autres l’annulation immédiate des appels d’offres de blocs pétroliers et gaziers concernés. Elle recommande en outre à l’Etat congolais de « sécuriser les droits fonciers des communautés locales et des peuples autochtones, notamment par le biais des droits de gestion communautaire des forêts et de la nouvelle Loi sur les peuples autochtones de la RDC, afin qu’ils puissent contrôler leur propre développement ».

Pour Greenpeace, les entreprises internationales et les bailleurs de fonds qui « envisagent de participer au développement et au financement de l’un des blocs pétroliers et gaziers mis aux appels d’offres doivent être avertis de l’absence de toute preuve que même les éléments de base des normes financières les plus importantes, y compris les normes de performance minimales respectées par la Banque mondiale/IFC, les normes, les principes de l’Equateur et d’autres sont suivis, y compris les exigences clés … ».

Selon Greenpeace, le rapport publié est l’émanation des propos recueillis auprès des populations locales vivant des forêts dans les provinces de l’Equateur, de Tshuapa et de Haut Lomami.

Greenpeace craint que l’argent que générerait le pétrole puisse booster le taux de corruption ainsi que de la fraude au pays, à l’instar des fonds générés par les mines qui, estime Greenpeace, a fabriqué des millionnaires-détourneurs au détriment de la République.

Olivier KAFORO

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